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#214 : Un des leurs


Titre VO :
One of them
Titre VF : Un des leurs
Centric sur : Sayid
Diffusion USA : 08/02/2006
Diffusion France : 26/08/2006
Guest Stars : Mira Furlan (Danielle Rousseau) , Kamari Borden (Soldat Américain), Theo Rossi (Sgt. Buccelli), Clancy Brown (Joe Inman), Thomas Meharey (Soldat Américain), Marc Casabani (Tariq), Lindsey Ginter (Sgt. Austen), Michael Emerson (Henry Gale)

Résumé court :

Lorsque Rousseau refait son apparition, seul Sayid la croit quand elle dit qu'elle a capturée un des autres. Sayid, Jack et Locke le cache alors dans la salle des armes du bunker. Sayid est alors amené à découvrir la vérité sur cet homme... Sayid le croyant d'abord innocent finit par perdre son sang froid et le torture. Il se nomme Henry Gale.

On en apprend plus sur le passé de Sayid, en Irak. On constate qu'il connaissait le vrai père de Kate.

Sawyer découvre les "réserves gourmandes" d'Hurley et le fait chanter afin qu'il traque avec lui, une grenouille qui ne veut pas le laisser dormir !

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Épisode centré sur Sayid

 

Précédemment dans Lost

INTÉRIEUR - Dans la planque de Danielle Rousseau - Journée

Danielle Rousseau : C'est d'eux qu'est venu le mal. Les autres.

Sayid : (En élevant la voix.) Est-ce que vous avez vu d'autres personnes sur cette île ?

Danielle Rousseau : (Un peu perdue.) Je les entends autour de moi, dans la jungle. J’entends leur souffle.

 

EXTÉRIEUR - Sur la plage - Nuit

Des enfants se font kidnappés pendant leur sommeil.

 

EXTÉRIEUR - Dans la jungle - Journée

Kate, apeurée, découvre Charlie suspendu à un arbre, pendant que Jack accourt pour le secourir.

 

EXTÉRIEUR - Dans la jungle - Journée

Sous la pluie, Jack se bat contre Ethan, l'un des hommes qui ne faisaient pas parti des passagers. Après avoir mis Jack au sol, l'homme encore debout, lance un coup de pied vers lui, l'assommant.

John Locke : (Hors cadre ; en colère.) Ce sont eux qui nous ont attaqués.

 

EXTÉRIEUR - Sur la plage - Journée

John Locke : (Parlant aux autres, dont Sawyer qui se trouve derrière lui.) Qui ont sabotés tout le matériel et enlevés deux d'entre nous.

 

EXTÉRIEUR - Dans la jungle - Journée

Eko et Jin marchent dans la jungle lorsque le premier, levant le bras, demande de s'arrêter après avoir entendu un bruit étrange.

Eko : (Mettant la main sur la bouche de Jin.) Chut !

John Locke : (Hors cadre.) Nous ne sommes pas les seuls sur cette île. (Pendant que des inconnus marchent, ne voyant que leurs jambes.) Et nous le savons tous ! Peut-être qu'il serait temps...

 

EXTÉRIEUR - Sur la plage - Journée

John Locke : ... de ne plus s'accuser les uns les autres, et de s'occuper d'eux.

 

EXTÉRIEUR - Sur la plage - Nuit

Pendant que tout le groupe d'Ana-Lucia dort paisiblement, avec un feu de camp brûlant au milieu, des inconnus arrivent et enlèvent plusieurs enfants le plus rapidement possible, dont quelques-uns crient de surprise.

Ana-Lucia : (Hors-cadre.) Ils sont venus la première nuit, ils ont pris trois d'entre nous, et puis ils sont réapparus et ils en ont pris neuf de plus. Ce sont de vrais bruts.

 

EXTÉRIEUR - Dans la jungle - Journée

Ana-Lucia : (À Michael.) Sauf qu'ils sont très malins. Ils peuvent être n'importe où, à chaque instant. Et si tu crois qu'il suffit d'un flingue et d'une balle pour les arrêter, là tu te plantes.

 

EXTÉRIEUR - Dans la jungle - Nuit

Eko, Ana-Lucia et une autre survivante sont sur leurs gardes, Ana-Lucia portant même une arme à la main. Cette dernière, pensant qu'il s'agissait d'un ennemi, tire mais elle blesse mortellement Shannon.

Sayid : (Hors cadre.) Shannon ! (Il accourt, pensant pouvoir la sauver, mais elle meurt dans ses bras et lui devenu inconsolable, la prenant dans ses bras.)

 

EXTÉRIEUR - Dans la jungle - Nuit

Jack, John et Sawyer, partis retrouver Michael, se retrouvent nez-à-nez avec un inconnu.

Homme barbu : (Hors cadre.) Vous n'êtes pas ici chez vous. (Retour sur l'homme.) Vous êtes sur notre île. Et si vous vivez dessus aujourd'hui, c'est parce que nous le voulons bien.

 

FLASH-BACK

 

INTÉRIEUR - Dans un bâtiment - Irak - Journée

Pendant la guerre du Golfe, en Irak, un centre de commandement est attaqué par l'aviation américaine. Un homme prévient tout les soldats présents.

Officier : (En arabe ; il s'approche du groupe.) Ils arrivent. ! Dépêchez-vous ! (Un obus tombe sur le bâtiment, faisant tomber une armoire, pendant que l'homme donne un ordre.) Brûlez tout ! Détruisez tout ! Plus vite ! (Des soldats sont blessés, de la poussière autour d'eux. L'homme tente de se frayer un chemin parmi les décombres, des feuilles à la main.) Sayid ! Prends ces documents !

Sayid, commençant à détruire des documents, se retourne et en prend d'autres sur la table. Il continue son travail dans la précipitation lorsqu'une nouvelle secousse l'envoie au sol, ce qui ne plaît pas à son chef.

Officier : (Pendant qu'un autre soldat continue de détruire les documents dans un baril enflammé.) Continuez, lâches ! On ne partira pas avant ! (Voyant qu'un soldat ne fait plus rien, il le gifle puis le prend par la chemise.) Si vous arrêtez, je vous tue sur place ! (Un autre soldat prend des documents mais fait tomber des bouts de papier au sol.)

Officier : Je suis votre officier supérieur... (L'homme se retourne, surpris par le bruit de la porte.)

La porte s'ouvre et des soldats américains armés font irruption dans la pièce en hurlant.

Soldat 1 : (Hors cadre.) A terre !

Soldat 2 : (Hors cadre.) Tout le monde face contre terre, tout de suite !

Sayid, les bras en l'air, semble paniqué et surpris par l'arrivée des soldats. Son supérieur, se trouvant derrière lui, a lui aussi les mains en l'air mais avec une arme à la main droite. Les soldats s'approchent vers eux.

Sergent : À terre ! Toi là, jette ton arme !

Soldat 1 : On ne bouge plus !

Sergent : Jette ton arme !

Soldat 1 : Bouge plus ! Allonge-toi !

Soldat 2 : Le premier qui refuse, je le descend !

Les deux hommes commencent à s'exécuter, Sayid lâchant les documents qu'il a dans les mains, tombant au sol.

Soldat 2 : Mains sur la tête !

Soldat 1 : Face contre terre !

Sergent : (Alors que les soldats irakiens sont au sol.) Qui commande ici ? (Sayid et son chef se regardent, sans dire un mot, le militaire américain réitère sa question.) J'ai demandé, qui commande ?

Un soldat irakien continue de mettre les documents au feu.

Sergent : (Visant l'homme et en criant.) Que quelqu'un dise à ce type d'arrêter (le montrant en tendant son bras) ou je vous jure que je le descends.

Sayid : (Hors cadre ; l'homme continuant toujours.) Mais ils ne vous comprennent pas, sergent !

Sergent : Bien sûr qu'ils comprennent.

Le soldat s'active toujours pendant que le sergent devient de plus en plus menaçant. Sayid, toujours au sol, relève la tête, tentant de voir ce qu'il se passe.

Sergent : Écoutez-moi, à trois je le descends. (Commençant à compter.) Un, deux...

Sayid : (Se relevant et regardant vers le soldat.) Arrêtez, sinon ils vont vous descendre. (L'homme s'arrête et met les mains en l'air et les pose sur la tête, les soldats commençant à parler avec leurs prisonniers.)

Sergent : (Se tournant vers Sayid.) Toi là. (Sayid se met à genoux les mains sur la tête.) C'est toi qui commande ?

Sayid : Non, ce n'est pas moi.

Sergent : C'est qui alors ?

Sayid : (Une image montrant son supérieur.) Nous n'avons plus de commandant ici. Il, il est parti d'ici il y a deux heures, pour rejoindre Hillah.

Sergent : Tu parles bien notre langue, Abdul. (Pointant désormais l'arme contre Sayid.) Mais tu mens et ça, c'est moins bien. (Il le frappe avec la crosse de son fusil.)

 

EXTÉRIEUR - Dans un centre de détention - Irak - Journée

Un hélicoptère survole une zone pendant que des soldats vont chercher Sayid.

Soldat : (À son supérieur, montrant Sayid se trouvant avec d'autres prisonniers irakiens.) C'est lui, sergent.

Sergent : Par ici, mon gars. (Le soldat prend Sayid, apeuré, et le relève pour l'emmener.) Et ouais, mon vieux, ça ne nous plaît pas plus qu'à toi d'être ici. (Un soldat ouvre la grille et laisse passer les soldats avec le prisonnier.) Ton petit copain Saddam a décidé d'envahir le Koweït, alors nous voilà. Buccelli m'a dit que tu parlais notre langue ? Tu as travaillé comme interprète ? (Les deux soldats américains entourent Sayid, qui a les mains attachés dans le dos et continuent de marcher.)

Sayid : Pas de manière officielle.

Sergent : (Il se met à ricaner.) Si tu sais ce que signifie le mot "officiel", je crois qu'on est bon.

 

EXTÉRIEUR - Dans une autre section du centre de détention - Journée

Pendant qu'un hélicoptère survole toujours, les trois hommes commencent à descendre des marches menant vers un bâtiment.

Sergent : Un de nos hélicos a été abattu dans ce secteur, il y a deux jours. D'après nos sources, le pilote a été capturé. Il faut qu'on le retrouve, c'est très important. (Pendant qu'il descend, l'un des soldats garde un prisonnier se trouvant devant le mur, leur facilitant le passage alors que deux autres gardent une porte.) On sait qu'il a été conduit devant un responsable du renseignement de la Garde Républicaine, un certain Tariq. (Près des marches et devant la porte, ils s'arrêtent et Sayid semble épuisé et maintenu par un soldat, le sergent continue de l'interroger.) Tu le connais ?

Sayid : Ouais, nous étions placés sous son commandement.

Sergent : Tu sais où il est ?

Sayid : Quand les bombardements ont commencé, il, il s'est envolé pour Hillah.

Sergent : (Prenant en compte ses paroles, mais il est sceptique.) Hmm, pour Hillah.

Sayid : (Confirmant ses propos.) Oui, c'est ça, pour Hillah.

Le sergent acquiesce et demande à ses hommes d'ouvrir la porte, faisant entrer Sayid qui voit Tariq assis, lui tournant le dos.

Sergent : Bienvenue à Hillah.

 

RETOUR SUR L'ÎLE

 

EXTÉRIEUR - Sur la plage - Journée

Sayid met de l'eau sur son visage, lui permettant de se rafraîchir. Il continue de se laver lorsqu'Ana-Lucia court vers lui, essoufflée.

Ana-Lucia : Où est Jack ?

Sayid : (Relevant la tête.) Pourquoi ? (Toujours essoufflée, Ana-Lucia ne dit rien.)

 

INTÉRIEUR - Dans la jungle - Journée

Ana-Lucia emmène Sayid, en marchant discrètement, vers l'endroit où elle a vu quelque chose.

Ana-Lucia : (Àvoix basse, montrant quelqu'un.) Tenez, là.

Tous les deux voient Danielle Rousseau, l'arme sur l'épaule, marcher dans la jungle, semblant chercher quelque chose.

Sayid : (À voix basse, comprenant à qui il a à faire, il s'adresse à Ana-Lucia.) Retournez au camp, je vais gérer.

Ana-Lucia : Quoi ?

Sayid : (Il se tourne vers Ana-Lucia, et insiste.) Faites demi-tour, Ana-Lucia. Et surtout ne parlez à personne de ce que vous avez vu.

Après un petit moment de flottement, Ana-Lucia s'en va pendant que Sayid commence à se rendre vers Danielle. Il la voit, continue de la suivre discrètement, en s'enfonçant dans la jungle, alors qu'elle marche d'un pas décidé. Il avance sans faire de bruit, d'un pas rapide et se fraye un chemin pendant qu'elle se trouve sur sa route. Ils se trouvent désormais l'un en face de l'autre.

Sayid : (Méfiant.) Qu'est-ce que vous êtes venue faire ici, Danielle ?

Danielle Rousseau : (Après une pause.) Je vous chercher justement. (Sayid doute, ne comprenant pourquoi elle dit ça.)

 

OUVERTURE

 

EXTÉRIEUR - Dans la jungle - Journée

Danielle emmène Sayid, qui ne sait pas ce qu'elle lui veut.

Sayid : Où est-ce qu'on va comme ça ? (N'obtenant aucune réponse, il continue.) Vous avez dit que vous me cherchiez. C'était quoi votre plan ? Vous cachez dans les bois, en espérant que je passe par là.

Danielle Rousseau : Je voulais attendre la tombée de la nuit pour venir dans votre tente.

Sayid : Pourquoi ?

Danielle Rousseau : (Elle s'arrête, Sayid en faisant de même.) Il faut poursuivre notre route.

Sayid : (Toujours aussi méfiant.) Pas tant que vous ne m'aurez pas dit où vous comptez aller.

Danielle Rousseau : Ayez confiance en moi.

Sayid : La dernière fois que nous nous sommes vu, vous veniez nous avertir de l'arrivée imminente des Autres et c'était faux. (Danielle n'est pas à l'aise avec ce que dit Sayid.) C'était en fait une diversion pour enlever le bébé de Claire. Je crois être un peu en droit de me méfier, non ?

Danielle Rousseau : Je tiens à vous montrer quelque chose. Quelque chose qui pourra vous être d'un grand secours. C'est très important. (Sayid demeure dubitatif.) Si vous n'avez pas confiance, (enlevant le fusil de son épaule et le montre à Sayid), prenez ça. (Sayid le prend, par précaution.) Si je mens, servez-vous en.

Sayid : (Vérifiant l'arme puis le charge.) Est-ce que c'est encore loin ?

Danielle Rousseau : Plus tellement. (Elle se retourne et se remet à marcher.)

Sergent : (Hors cadre.) Demande-lui où ils ont emmené le pilote.

Sayid commence à baisser son arme.

 

FLASH-BACK

 

INTÉRIEUR - Dans le bâtiment - Irak - Journée

Dans la pièce, Sayid, le sergent et Tariq, ce dernier étant attaché à une chaise, tout comme Sayid, sont toujours présents autour d'une table, le militaire se servant de lui, en tant qu'interprète, pour connaître la réponse.

Sayid : (En arabe.) Ils veulent savoir où se trouve le pilote.

Tariq : (Lui répondant, mais donnant une autre réponse.) Dis-lui que sa mère est une chèvre.

Sayid : (Mentant au militaire américain.) Il dit qu'il n'en sait rien.

Sergent : (En s'énervant.) On sait de source sûre qu'il a interrogé le pilote pas plus tard qu'avant-hier. Peut-être ici même. (Après une pause.) Dis-lui... que si on récupère notre homme sain et sauf, il sera libre.

Sayid : Ils te libéreront si tu leur dis où se trouve le pilote.

Tariq : Tu me fais honte. Tu es irakien ! Prends son fusil et tue-les tous. Il est là, sur sa ceinture. (Sayid regarde sur le côté, vers le sergent.) Tu en auras deux ou trois avant qu'ils t'abattent.

Sergent : (Hors cadre ; Sayid restant de marbre.) Qu'est-ce qu'il dit ?

Sayid : (Jettant un regard vers le sergent, il insiste.) Il dit qu'il n'en sait rien. (Tariq les regarde, sans dire un mot.)

Sergent : (S'apercevant que ça n'avance pas.) Me prend pas pour plus débile que je le suis, mon gars. (Sayid le regarde.) Si tu refuses de m'aider, alors quelqu'un d'autre viendra prendre ma place et ce quelqu'un, crois-moi... ce ne sera pas du genre à faire dans la dentelle.

Sayid : (Pendant que Tariq reste stoïque, lui a toujours les yeux rivés sur le sergent.) Je regrette, il ne sait rien.

Sergent : (Se relevant et prenant son arme.) Très bien, je t'ai laissé ta chance. (En quittant la pièce.) Garde, (les deux prisonniers se regardent et le militaire part vers l'extérieur) ramenez-le dans sa cellule.

 

RETOUR SUR L'ÎLE

 

EXTÉRIEUR - Sur la plage - Début de journée

Des affaires se trouvent sur le sable, avec un feu à peine allumé. Une grenouille croasse au loin mais qui gêne le repos de Sawyer, se trouvant dans une partie de la carlingue de l'avion transformée en tente, essayant de se reposer mais qui ne peut pas. Il tente d'atténuer le bruit en se bouchant les oreilles avec l'oreiller.

Sawyer : (En râlant, il enlève son oreiller.) Ce n'est pas vrai, je ne le crois pas. (Il se lève et sort de la tente. Il regarde autour de lui, voit Jin, qui a avec lui son matériel de pêche, et l'interpelle.) Hey, hey, tu entends. (Il marche à ses côtés mais Jin ne lui prête pas attention, puis ce dernier se tourne vers lui.) Tu l'entends. (Il essaie de se faire comprendre.) La grenouille (imitant l'animal avec ses mains et parlant doucement), la grenouille. (Ils s'arrêtent de marcher.) Tu ne peux pas m'aider à la trouver. (Jin s'en va en hochant la tête, laissant Sawyer sur place, ce qui le frustre.) Eh ben quoi, on n'est plus copain ?

Sawyer voit partir Jin et regarde vers la jungle, puis s'y rend alors que la grenouille continue de croasser. Il continue tout en la cherchant et trouve sur son chemin Hugo. Celui-ci est en train de manger des chips avec de la sauce bacon.

Sawyer : (Le surprenant.) Qu'est-ce que tu bouffes "Mig Mama" ?

Hurley : (Surpris, il jette le chips et cache le reste dans le sac, qui contient d'autres boîtes de conserve.) Rien du tout.

Sawyer : (Le pointant du doigt.) Ah ouais, eh bien, tu as un peu de rien du tout sur le menton. (Hugo s'essuie la bouche. Pendant ce temps, Sawyer s'approche, se penche vers le pot et lit ce qui est marqué.) Projet Dharma, sauce bacon. (Il s'accroupit en face d'Hugo.) Ce n'est pas à garder au réfrigérateur après ouverture ?

Hurley : (À voix basse.) A l'arrière du pot, il y a écrit que, on peut la conserver à température ambiante pendant sept ans.

Sawyer : Ah. (Regardant dans le sac à côté et prend un pot de beurre de cacahuètes.) Tiens, tiens, regardez qui s'est fait sa réserve secrète.

Hurley : (Ne voulant pas que cela se sache, il essaie d'attraper le pot.) Faut pas le dire, s'il te plaît.

Sawyer : Ah, on va dire quoi, que tu as volé la bouffe du groupe ? (Jetant le pot, il se relève.) Et pourquoi je ferais un truc pareil ?

Hurley : (Levant la tête pour le regarder.) Allez mec, sois sympa.

La grenouille recommence à faire du bruit, faisant retourner Sawyer qui s'agace de nouveau.

Sawyer : Nom de Dieu de saloperie.

Hurley : (Voyant qu'il essaie de l'attraper, mettant sa main vers sa poche arrière pour prendre son arme.) Attends, ce n'est qu'une rainette. (Il ferme le pot de sauce bacon.)

Sawyer : Pourquoi, tu l'as vu ? (La rainette continue.)

Hurley : Ouais. (Sawyer se retourne vers lui.)

Sawyer : (Il rejoint Hugo.) Tu sais quoi ? Tu m'aides à la trouver, je te laisse faire trempette dans ta sauce bacon. (Hugo lève la tête pour trouver son regard.) Marché conclu ? (Hugo se met à hésiter.)

 

EXTÉRIEUR - Dans la jungle - Journée

Danielle et Sayid continuent de marcher, provoquant la lassitude de ce dernier.

Sayid : C'est encore loin ? (N'obtenant pas de réponse.) Danielle ?

Danielle Rousseau : (S'arrêtant.) On y est.

Sayid : (S'arrêtant à son tour.) On est où exactement ?

Danielle se baisse, attrapant au sol, un carquois avec quelques flèches et un arc.

Sayid : (Ne sachant pas ce qu'elle veut faire avec cette arme.) Qu'est-ce que vous allez faire avec ça ?

Elle accroche le carquois sur son épaule, gardant l'arc dans sa main gauche lorsqu'ils sont interrompus par un appel à l'aide.

Inconnu : (Hors cadre.) Au secours ! (Sayid regardant vers Danielle.) À l'aide ! (Danielle l'entend mais ne fait rien, ayant le regard déterminé.) Par ici !

Danielle regarde vers Sayid qui commence à avancer vers l'inconnu.

Danielle Rousseau : (Tentant de le stopper, parlant à voix basse.) Attendez.

Inconnu : (Hors cadre ; voix de plus en proche.) Au secours ! (Sayid semble intrigué.)

Danielle Rousseau : (Insistante.) Sayid, écoutez-moi !

Inconnu : (Hors cadre.) À l'aide ! (Sayid s'arrête et voit un homme piégé et dans un filet suspendu, piège tendu par Danielle. L'homme agite le bras, montrant ainsi sa présence.) Je suis là ! (Hors cadre ; devant les yeux médusés de Sayid.) Je vous en prie, aidez-moi !

 

EXTÉRIEUR - Dans la jungle - Journée

Inconnu : (Toujours suspendu, alors que Sayid commence à courir vers lui.) Au secours !

Danielle Rousseau : (Elle le suit, le mettant en garde.) Ne croyez pas un mot de ce qu'il dit.

Inconnu : (Pendant que Sayid arrive devant lui.) Venez m'aider.

Danielle Rousseau : (Regardant vers l'inconnu.) C'est l'un des leurs.

Inconnu : (Regardant Sayid, l'air paniqué.) Je ne comprends rien, je ne sais pas de quoi elle parle. Elle est cinglée.

Sayid : (Se tournant vers Danielle.) Ça fait depuis combien de temps qu'il est accroché là-dedans.

Inconnu : (Pendant que Sayid se retourne vers lui, il regarde Danielle de manière insistante.) Depuis hier soir. (Danielle reste sans rien dire.) Je vous en prie, faites-moi descendre. (Il regarde toujours Sayid.) Je m'appelle Henry Gale, je suis du Minnesota. (Suppliant.) Monsieur, je vous en prie.

Danielle Rousseau : (À Sayid.) Il ment.

Sayid regarde Danielle puis sort son canif.

Sayid : (Se rendant vers le filet, le couteau à la main.) Je vais le faire descendre.)

Danielle Rousseau : (Médusée, elle voit Sayid libérer l'homme, qui la regarde.) Ne faites pas ça.

Henry Gale : (Se tournant vers Sayid.) Merci monsieur.

Danielle Rousseau : (Voyant Sayid couper le lien du filet.) Vous êtes en train de commettre une grave erreur.

Sayid est arrivé à bout du lien et le filet tombe au sol. L'homme commence à se libérer.

Sayid : (Accourant pour l'aider.) C'est bon, tout va bien, tout va bien. C'est fini.

Danielle fait tomber le carquois au sol et prend l'arc. Pendant ce temps, Henry continue de se libérer du filet.

Sayid : (Aidant Henry qui se débat puis se pose au sol, et le voit qu'il a du mal à enlever ses pieds du filet.) Attendez. (L'homme s'est enfin libérer mais semble énervé.) C'est bon, calmez-vous.

Henry essuie son nez puis voit Danielle mettre une flèche sur l'arc.

Henry Gale : (Il se relève, Sayid tentant de le retenir.) Non. (Il se met à courir.)

Sayid : Attendez. (Voyant Danielle viser Henry avec son arc, il tente de la dissuader.) Danielle, non !

Henry continue de courir, Danielle le vise puis lance une flèche qui touche l'homme à l'épaule, qui pousse un cri et tombe au sol. Elle baisse son arc, se tourne vers Sayid qui va vers elle en courant puis vers Henry. Il s'agenouille à côté de lui, voit qu'il souffre et touche son dos puis son poignet avec la main gauche. Il pose son arme puis reprend le poignet du malheureux dans sa main droite, et de nouveau son dos avec la main gauche.

Sayid : (Se tournant vers Danielle qui marche vers eux.) Vous auriez pu le tuer.

Danielle Rousseau : (S'agenouillant aux pieds d'Henry.) Si j'avais voulu qu'il meure, il serait mort.

Sayid : (En colère contre elle.) Vous avez tiré sur un homme qui ne vous avez rien fait.

Danielle Rousseau : (Tentant de se justifier.) C'est l'un d'eux, il est avec eux, vous comprenez. (Pendant qu'elle attache les pieds d'Henry.) Ligotez-le. Faites-le soigner par votre médecin. Mort, il ne vous servira à rien.

Sayid : (Commençant à attacher ses mains.) Et ensuite, on fait quoi ?

Danielle Rousseau : (Voyant Sayid mettre les liens autour des mains d'Henry.) Ensuite, vous lui parlez. (Il fait plusieurs tours avec les liens, bloquant complètement les deux mains.) Si je me souviens bien, c'était votre travail. (Sayid se tourne vers elle puis revient vers Henry.) Mais sachez une chose, il mentira. Il vous mentira... très longtemps.

Sayid finit de nouer les liens et soulève Henry, toujours inconscient et désormais attaché aux mains et aux pieds. Il commence à le mettre sur son épaule puis se relève, commençant à partir, l'homme ayant toujours la flèche dans son épaule gauche. Désormais, Sayid le tient sur ses épaules et s'en va.

 

FLASH-BACK

 

IRAK – Journée

Deux soldats amènent Sayid, passant dans un couloir, les mains attachés derrière le dos, vers un bâtiment et entrent dans une pièce où ils le font assoir. Un homme se trouve en face de lui.

Joe Inman : (Il regarde un dossier.) Je voudrais qu’on parle de ton petit camarade, Tariq. (Voyant son regard, il ne répond pas.) Ah oui, je vois. Tu places ta loyauté au-dessus du reste. Même effectuer un simple travail d’interprète, pour toi c’est déjà trahir. Oh, je comprends ça. C’est une attitude que je respecte. (Il se lève et semble allumer une télévision.) Voilà ce que faisait Tariq avant de prendre la tête de votre unité de renseignement. (Il prend la télécommande et s’assoit. Il se met à mettre en route la télévision.) Commander un bataillon chimique au nord du pays. C’est lui qui a supervisé l’attaque au gaz sarin dans ce village. (Sayid regarde les images.) Tu reconnais ce marché, hein ? Tu avais de la famille dans le village, n’est-ce pas ? (Il voit le regard de Sayid de plus en plus pétrifié.) Donc, tu connais les effets du gaz sarin. Aucune distinction, un marché tout entier, des femmes innocentes, des enfants.

Sayid : (Voyant les images devenues insoutenables.) Arrêtez. (Il ferme les yeux.) Je vous en supplie. (Inman arrête la cassette.)

Joe Inman : La loyauté est une vertu, mais la loyauté aveugle, je doute que ce soit ton genre.

Sayid : Qu’est-ce qui me prouve que vous dites vrai ?

Joe Inman : D’après toi, comment on a su que tu avais de la famille dans ce village ? (Montrant un dossier.) On a mis la main sur ton dossier et sur celui de Tariq. Tout ce que nous voulons, c’est récupérer notre pilote, pour pouvoir le renvoyer chez lui dans sa famille.

Sayid : Tariq ne vous parlera jamais.

Joe Inman : C’est pour ça qu’il faudra qu’il parle avec toi. (Il lui montre une boîte.)

 

RETOUR AU PRÉSENT

 

INTÉRIEUR – Dans la station du Cygne - Matinée

John Locke est couché sur le lit lorsque Sayid vient pour le réveiller.

Sayid : (Le secouant.) John, John, réveillez-vous.

John Locke : (Se réveillant.) Quoi ?

Sayid : Venez avec moi.

John se lève et va vers Henry Gale qui continue de souffrir.

John Locke : Le Minnesota ?

Sayid : Ouais, justement là où est la question.

Henry Gale : (Souffrant toujours autant.) Où, où est-ce que je suis ?

Sayid : Qui êtes-vous ?

Henry Gale : Henry Gale. (Voyant la flèche à l’épaule.) J’ai mal.

Sayid : Chaque chose en son temps, nous allons retirer la flèche mais d’abord il faut vous détendre. Vous êtes arrivé comment sur cette île ?

Henry Gale : Il y a quatre mois de ça, on s’est écrasés ici ma femme et moi.

Sayid : Écrasés avec quoi ?

Henry Gale : Un ballon. On tentait de traverser le Pacifique.

Sayid : Votre femme, où est-elle ?

Henry Gale : Elle est morte. Elle est… elle est tombée malade il y a trois semaines. On était… on était dans une grotte à côté de la plage. (Toujours en souffrance.) Ah, mon épaule. Détachez-moi au moins les mains.

Jack : (Arrivant vers John et Sayid.) Qu’est-ce qu’il se passe ici ?

Sayid : (Se levant.) Rousseau l’a capturé dans l’un de ses pièges. (Pendant que Jack enlève son sac.) Elle pense que c’est l’un des autres.

Henry Gale : Un des autres quoi ?

Jack : Tu lui as tiré une flèche ?

Sayid : Comme si je trimbalais un arc.

Jack : (Parlant à Henry.) Eh, eh, vous êtes avec moi ? (Henry hoche de la tête en tremblant.) Tu comptais le laisser se vider de son sang ?

Sayid : J’essayais seulement d’obtenir des réponses à certaines questions tant qu’il pouvait encore parler. Et puis sa blessure est loin d’être mortelle.

John Locke : (Pendant que Jack donne à boire à Henry ; il se lève.) Laissons Jack le soigner d’abord, nous aurons nos réponses après.

Sayid : Jack, ne le détache pas.

 

EXTÉRIEUR – Dans la jungleMatinée

Hurley : (Cherchant la reinette avec Sawyer.) En général, c’est là qu’on se fait buter dans les films d’horreur.

Sawyer : Si on était dans un film d’horreur, je serai avec une belle blonde aux gros seins, pas avec toi Babar.

Hurley : Je crois que tu te trompes.

Sawyer : Tu ne peux pas la fermer. Demain, ta sauce au bacon sera le premier sujet de discussion sur noixdecoco.com.

Hurley : Je m’en fous. (Sawyer se tourne vers Hurley.) Vas-y. Dit à tout le monde que le gros a planqué de la sauce bacon, parce que le gros ne pense qu’à bouffer. Ben ouais, je suis obèse. Obèse, obèse, obèse, obèse, tu ne crois que je ne le sais pas. Seulement moi, j’ai des copains. T’as qu’à la retrouver tout seul, ta grenouille. (Il s’en va.)

Sawyer : Attends, Hurley. Attends, c’est bon quoi. Bon d’accord, je m’excuse, ça te va comme ça. C’est cette grenouille, je n’en peux plus, il faut que tu m’aides vieux, s’il te plaît.

 

INTÉRIEUR – Dans la station du Cygne - Matinée

Jack découpe une partie du sweat shirt de Gale pour voir mieux la blessure. Il prend de l’alcool et le met sur la blessure alors qu’Henry pousse un râle de douleur. Ensuite, il prend un pince et coupe une partie de la flèche, prend une compresse et la met sur la partie avant de la flèche, prenant la pince et tirant pour pouvoir l’enlever. Gale continue de faire du bruit mais une fois la flèche enlevée, il s’évanouit. Jack le prend par le cou et l’allonge au sol en mettant bien les jambes aussi.

John Locke : Vous en pensez quoi ?

Sayid : Et vous, vous en pensez quoi ?

John Locke : Je le trouve plutôt convaincant.

Sayid : Ouais, je reconnais.

John Locke : Seulement le problème, c’est qu’on ne peut pas vérifier s’il dit vrai ou non.

Sayid : Sur ce point-là, je ne suis pas tout à fait d’accord. Est-ce que Jack connait la combinaison de l’armurerie ?

John Locke : À l’heure qui l’est, oui.

Sayid : Et il vous faudrait combien de temps pour la changer ?

John Locke : (Regardant vers Jack qui nettoie la plaie de Gale.) Si c’est la colère qui vous guide, si vous cherchez à punir quelqu’un.

Sayid : Pour quelle raison j’aurais besoin de punir quelqu’un ? (Regardant Gale.) Je veux simplement savoir qui est cet homme, je veux la vérité. Et vous et moi, nous savons que Jack aura des réticences sur les méthodes à employer afin de la découvrir. Combien de temps il vous faut pour changer la combinaison ?

John Locke : Deux minutes maximum.

Sayid : Alors, je suggère que vous vous y mettiez tout de suite.

 

INTÉRIEUR – Dans la station du Cygne - Matinée

Sayid : (Revenant vers Jack et Henry.) Est-ce qu’il a dit quelque chose avant qu’il… ?

Jack : (Mettant un bandage sur la blessure.) Non, il n’a rien dit. Il était en état de choc.

John Locke : (Arrivant à son tour.) On ne peut pas le laisser là. Si quelqu’un le voit, ce sera la panique.

Jack : Ouais, et où on devrait le mettre d’après vous ?

Sayid : À mon avis, le mieux c’est l’armurerie, c’est le plus sûr.

John Locke : Il vaut mieux être trop prudent que pas assez. Au moins, tant qu’on n’est pas fixé.

Jack : C’est d’accord, en attendant.

Tous les trois soulèvent Henry et le porte jusqu’à l’armurerie et le déposent au sol.

Jack : Je vais chercher le lit de camp, il ne doit pas rester sur le dos.

John Locke : Oui, bonne idée.

Jack et John sortent et Sayid ferme la porte et s’enferme dans la pièce.

Jack : (Voyant la porte se refermer.) Sayid. (Il frappe sur la porte.) Sayid, qu’est-ce que tu fais ? (Hors cadre ; continuant de frapper à la porte.)

Sayid : (S’attachant les cheveux.) Je fais ce qui doit être fait.

Jack : Sayid !

 

FLASH-BACK

 

INTÉRIEUR – Dans un bâtimentDans une pièce - Journée

Tariq est assis alors que Sayid arrive et pose la boîte sur la table.

Tariq : (En arabe.) Ils te laissent me parler seul à seul, maintenant ?

Sayid : (Commençant à ouvrir la boîte.) Tu dois leur dire où se trouve leur pilote d’hélicoptère. (Il commende à prendre des instruments et les pose sur la table.)

Tariq : C’est ça, leur bluff ? Me faire croire que tu vas me torturer ? (Il se met à rire.) Ils pensent que tu en serais capable ? Sayid, tu es un soldat loyal. Le fils d’un grand héros. Ne salis pas le nom de ton père ! Tu n’oseras pas me torturer ! Tu vas obéir aux ordres de ton officier supérieur ! (Voyant un sac.) Prends ce sac. Mets-le sur ta tête et referme-le. Donne-toi la mort ! C’est un ordre. Fais-le et tu mourras avec le peu d’honneur qui te reste. (Il le crache à la figure.)

Sayid : Tu me demandes de me donner la mort pour des informations sans valeur à tes yeux ! (Il nettoie son visage et prend une pince.)

 

À l’extérieue de la pièce, Inman attend et Sayid frappe à la porte. Un soldat lui ouvre et sort avec la boîte, ses mains tâchées de sang.

Sayid : Le pilote a été exécuté il y a deux jours de ça. Son cadavre a été enterré dans un champ à deux kilomètres d’ici. Je peux vous y conduire. (Il rend la boîte et un soldat l’emmène.)

 

RETOUR SUR L’ÎLE

 

INTÉRIEUR – Dans la station du CygneMatinée

Jack tente de faire la combinaison de la porte de l’armurerie mais n’y arrive pas. Il se met en colère.

Jack : Oh, mais ce n’est pas vrai. (Frappant à la porte.) Sayid, ouvre cette porte. Sayid répond.

John Locke : Jack.

Jack : Pourquoi est-ce que la combinaison ne fonctionne plus ? C’est vous qui l’avez changé ?

John Locke : Oui.

Jack : Argh, et je peux savoir pourquoi ?

John Locke : Vous levez une armée.

Jack : Pardon.

John Locke : Vous n’avez pas voulu faire appel à moi, c’est votre droit mais quand on lève une armée, c’est pour une seule raison : c’est parce qu’on est en guerre. Et que ça vous plaise ou non, ce que fait Sayid en ce moment derrière cette porte, c’est pour la même raison.

Jack : (Montrant la porte.) Et si cet homme disait la vérité ?

John Locke : Et s’il mentait ?

Dans l’armurerie, Sayid attache Henry au sol avec une liane.

Sayid : Levez-vous.

Henry Gale : (Continuant de souffrir.) Qu’est-ce qu’il se passe ?

Sayid : Attendez, je vais vous aider. (Il relève Henry qui pousse un petit cri. Sayid se relève.) Vous dites que vous êtes là depuis quatre mois.

Henry Gale : Mais qu’est-ce que…

Sayid : (Haussant le ton.) Vous dites que vous êtes arrivé sur cette île il y a quatre mois, c’est ça ?

Henry Gale : Où est-ce que je me trouve ?

Sayid : (S’approchant d’Henry.) S’il vous plaît. Répondez à ma question.

Henry Gale : Oui, oui, on a atterri ici il y a quatre mois. Peut-être plus, mais, mais qui êtes vous ?

Sayid : Vous êtes resté dans une grotte tout ce temps ?

Henry Gale : Du côté de la plage, sur la côte nord de l’île.

Sayid : Vous avez capturé à quelle distance de la plage ?

Henry Gale : Je, je n’en sais rien.

Sayid : À combien de jours de marche ?

Henry Gale : Deux jours.

Sayid : Pourquoi être resté sur la plage si longtemps ?

Henry Gale : Pourquoi quitter la plage ? On restait là au cas où un avion passerait. On est équipé d’une balise d’urgence, et d’un radio émetteur.

Sayid : Quel genre de radio émetteur ?

Henry Gale : Un phare radio pour radiocompas automatique. On voulait être sûr qu’on puisse nous repérer. Écoutez, je ne sais pas pour qui vous me prenez, mais ce n’est pas moi. Je vous en prie, je vous en prie. Comment vous vous appelez ?

Sayid : Votre femme, c’est quoi son nom de jeune fille ?

Henry Gale : Murphy.

Sayid : Où l’avez-vous rencontrée ?

Henry Gale : À l’université du Minnesota.

Sayid : Comment est-elle morte ?

Henry Gale : Elle est tombée malade.

Sayid : Elle est tombée malade ?

Henry Gale : Elle a eu d’abord de la fièvre. Après deux jours, elle s’est mise à délirer. Et ensuite, elle est morte. (Pendant que Sayid réfléchit.) Je ne sais pas pourquoi vous me posez toutes ces questions. J’ignore pourquoi vous vous en prenez à moi comme ça, pourquoi je suis obligé de tout vous raconter de ma vie alors que je ne sais même pas qui vous êtes vous.

Sayid : J’avais 23 ans quand les Américains ont débarqué dans mon pays. J’étais quelqu’un de bon, j’étais un soldat. Quand ils sont repartis, j’étais devenu autre chose. Durant les six années qui ont suivies, j’ai fait des choses que j’aimerai pouvoir effacer de ma mémoire. Des choses dont je ne saurais jamais cru capable. Mais j’ai appris ceci : qu’en fait une partie de moi en avait toujours été capable. Vous voulez savoir qui je suis. Je m’appelle Sayid Jarrah et je suis bourreau.

 

EXTÉRIEUR – Dans la jungleMatinée

Sawyer et Hurley sont toujours en train de courir après la grenouille.

Sawyer : Où elle est ?

Hurley : (La voyant sur le tronc d’arbre.) Elle est là. (Hurley saute vers la grenouille mais tombe au sol. La grenouille saute, Sawyer arrive à l’attraper et se trouve dans sa main.

Sawyer : Oh, je te tiens.

Hurley : Ouh, tu as des réflexes, toi.

Sawyer : Je n’en crois pas mes yeux, tout ce boucan pour une si petite bestiole.

Hurley : Ça me rappelle une tortue que j’avais. Elle s’appelait Stewart. Elle s’est jetée par la fenêtre quand j’avais dix ans. Enfin, c’est ce que ma mère m’a dit. Je crois qu’en fait, c’est elle qui l’a balancée.

Sawyer : (Regardant la grenouille.) Ah, ben tu as l’air plutôt joyeuse, toi.

Hurley : J’ai une idée. Et si je la prenais et que je l’emmenais loin. À deux plages d’ici. Peut-être qu’elle se trouvera un monsieur reinette. Et comme ça, elle ne t’empêchera plus de dormir et puis tout le monde sera content.

Sawyer : Ouais, c’est une idée. J’en ai une autre. (Il l’écrase en refermant le poing.) Un peu de sauce bacon là-dessus et tu jurerais de la dinde. (Il l’a donne à Hugo et s’en va.)

 

INTÉRIEUR – Dans la station du CygneMatinée

Jack enlève tous bouts de compresses qui se trouvent au sol et nettoie le sang.

John Locke : Vous voulez de l’aide ? (N’obtenant pas de réponse, il continue.) Jack, je sais que vous…

Jack : Fermez-la. (Il met les compresses à la poubelle puis se lave les mains. Il regarde sur une serviette et voit que les pinces ne sont plus là. Il ferme le robinet.) Où sont les pinces ?

 

INTÉRIEUR – Dans la station du CygneDans l’armurerieMatinée

Sayid : Parlez-moi de votre ballon.

Henry Gale : Quoi ?

Sayid : Le ballon à bord duquel vous étiez avec votre femme. Parlez-m’en.

Henry Gale : Qu’est-ce que vous voulez savoir ?

Sayid : Je veux tout savoir.

Henry Gale : (Relevant la tête.) Il fait 48 mètres de haut sur 18 mètres de large, et il est maintenu dans les airs par 15 400 mètres cubes d’hélium et 2 800 mètres cube d’air. Et si on le regarde par au-dessus, on peut voir un énorme smiley dessiné sur son sommet.

Sayid : Pourquoi avoir choisi ce moyen de locomotion ?

Henry Gale : Parce que j’étais riche, parce que c’était mon rêve. Et Jennifer se disait que ça pourrait être chouette.

Sayid : Vous étiez riche ?

Henry Gale : (Se tournant vers Sayid.) Il faut croire que  je ne parle plus qu’au passé. Quelle preuve d’optimisme.

Sayid : Qu’avez-vous fait pour devenir si riche ?

Henry Gale : J’ai vendu ma compagnie.

Sayid : Quel genre de compagnie ?

Henry Gale : Une compagnie minière.

Sayid : Quel genre de mines ?

Henry Gale : On extrayait des minéraux non ferreux. Je sais, le genre de boulot qui fascine les gens dans les cocktails.

Sayid : (En se levant.) Donnez-moi vos mains. (Sortant la pince.) Donnez-moi vos mains. (Il prend une main et met les pinces contre un doigt, Henry prend peur.) Où l’avez-vous enterrée ?

Henry Gale : Quoi ?

Sayid : Écoutez-moi bien. Vous avez dit avoir enterré votre femme. Dites-moi où elle est.

Henry Gale : Qu’est-ce… qu’est-ce que vous allez faire ?

Sayid : (En criant.) Où est-elle ?

Henry Gale : Dans la jungle, près du ballon, dans la jungle.

Sayid : À quelle profondeur, quelle profondeur la tombe que vous avez creusée ?

Henry Gale : (Sur le point de pleurer.) Je ne sais…

Sayid : Quelle profondeur ? Combien de pelletées de terre ? Est-ce que vous vous êtes servis de vos mains ? Combien de temps vous a-t-il fallu ?

Henry Gale : Je ne m’en rappelle plus.

Sayid : (Devenant de plus en plus menaçant.) Vous vous rappelleriez, vous vous rappelleriez de la profondeur de sa tombe, vous vous rappelleriez de chaque pelletée de terre, chaque instant. (Il se met à pleurer.) Vous vous rappelleriez ce que vous avez éprouvez quand vous y avez déposé son cadavre. Vous vous le rappelleriez si vous aviez enterré la femme que vous aimiez. (Se mettant en colère.) Vous vous le rappelleriez si vous l’aviez vécu.

Henry Gale : (Doucement.) Est-ce que… est-ce que vous avez perdu quelqu’un ? Est-ce que vous avez perdu quelqu’un ici sur l’île ? Vous avez perdu quelqu’un vous aussi ? Qu’est-ce qu’il lui ait arrivé ?

Sayid : C’était un accident. C’était un accident. La femme responsable de sa mort l’a prise pour quelqu’un d’autre, quelqu’un qui voulait s’en prendre à elle, quelqu’un comme vous.

Henry Gale : (Le voyant de plus en plus en colère.) Non, attendez, vous faites erreur. (Sayid lâche la pince.) Calmez-vous une seconde, hein ? Vous défoulez sur moi ne la ramènera pas.

Sayid : (Commençant à le frapper au visage.) Vous savez ce que j’ai perdu. Alors, dites-moi la vérité ! Dites-moi qui vous êtes. (Il continue de le frapper.)

Henry Gale : Non, non, non arrêtez, je vous en supplie, arrêtez.

Sayid : Dites-moi qui vous êtes. Je veux connaître qui vous êtes vraiment.

Henry Gale : Je vous en supplie.

Jack : Sayid.

Sayid : Dites-le-moi.

Jack : Sayid.

Henry Gale : Non, attendez, je vous ai tout dit.

Jack : (Entendant les cris d’Henry.) Ouvrez-la. Ouvrez-moi cette porte.

John Locke : Jack, nous n’avons pas le choix.

Jack : (Se mettant en colère, il plaque John contre le mur.) Ouvrez-moi cette foutue porte, vous avez compris. Ouvrez-là tout de suite.

John Locke : Non.

Jack : Ouvrez-la. (Le compte à rebours se met en route.)

Sayid : Vous mentez.

Henry Gale : Mais qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Demandez-moi tout ce que vous voulez, je le ferai mais arrêtez, je vous en supplie. (Il se prend des coups au visage.)

Sayid : Je veux que tu me dises la vérité. (Il lui donne un coup de pied.)

Jack : Ouvrez la porte. (La confrontation commence entre les deux hommes.)

John Locke : Lâchez-moi ou

Jack : Ou sinon quoi ? Vous voulez appuyer sur votre bouton, alors ouvrez la porte. (Le signal d’alerte se met en route, le compte à rebours passe sous la minute.) Il vous reste moins d’une minute, il faudrait mieux vous décider.

John Locke : Vous n’oseriez pas.

Jack : Quoi ? Je n’oserai pas quoi ?

John Locke : Si on n’appuie pas… Vous ne nous feriez pas tous courir ce risque.

Jack : Vous avez pu me convaincre une fois d’appuyer sur ce bouton mais il n’y a plus que vous pour y croire. C’est vous qui ne voulez pas prendre ce risque, vous, moi, je crois qu’il ne se passera rien quand le compteur arrivera à zéro.

John : (Tentant de se débattre.) Jack.

Jack : Vous voulez savoir ce qui arrivera et bien attendons et voyons ce qui se produira.

Sayid continue de frapper Henry qui tente de l’arrêter. Le compte à rebours passe sous les trente secondes.

John Locke : D’accord, d’accord, d’accord. C’est 15 à droite…

Jack : Vous me prenez pour un débile, vous l’ouvrez.

John court et fait la combinaison de la porte. Après l’avoir fait, il se dépêche d’aller à l’ordinateur pour commencer à taper les chiffres, le compte à rebours passant les dix secondes. Pendant ce temps, Jack ouvre la porte et tente d’arrêter Sayid.

Jack : Sayid.

John commence à mettre 8 15 16 16 mais se trompe et doit recommencer avant le premier 16. Le compte à rebours est terminé, les chiffres se mettent à tourner et apparaissent des hiéroglyphes. Il arrive à entrer les chiffres et le compteur revient à 108.

Sayid : Il ment.

Jack : Ce n’est pas la bonne méthode.

Henry Gale : Je dirais tout ce que vous voudrez.

Jack : Ce n’est pas la bonne méthode.

Sayid : (Sorti de force par Jack.) Il ment ! Il ment !

Jack : Arrête maintenant.

Sayid : (Essoufflé.) Je sais qu’il ment. (Sayid et Henry se regarde et Jack ferme la porte.

 

INTÉRIEUR – Dans la station du CygneJournée

Jack : (Pendant que Sayid regarde ses mains.) Qu’est-ce qu’il t’as pris ?

Sayid : C’est l’un d’entre eux.

Jack : Ah ouais, c’est lui qui te l’a dit ?

Sayid : Non.

Jack : Alors qu’est-ce que tu en sais ?

Sayid : Je le sais, c’est tout, je sais que c’est l’un d’entre eux.

Jack : (Prenant quelques affaires et le sac à dos.) C’est aussi ce que Rousseau pensait de toi, non. Si je m’en rappelle bien, elle t’a attaché, elle t’a électrocuté parce qu’elle croyait que toi aussi tu étais l’un d’entre eux.

John Locke : Et c’est vrai.

Jack : Pardon ?

John Locke : C’est l’un d’entre eux. Pour Rousseau, nous sommes tous des autres. On est toujours l’autre de quelqu’un. (Jack se lève et s’en va.)

 

FLASH-BACK

 

IRAK – Sur une routeJournée

Un convoi de camions militaires passe sur une route et dans un des convois se trouve Sayid et le sergent Austen qui regarde une photo.

Austen : Tu as une femme, des enfants ? (Sayid fait non de la tête et Austen regarde sa fille, Kate alors que le camion s’arrête.)

Homme : Allez, tout le monde descend, grouillez-vous. Restez en position. Gardez les yeux ouverts.

Sayid est descendu par un militaire, il a toujours les mains dans le dos alors qu’Inman sort du camion côté passager.

Joe Inman : Je m’en occupe. (Il s’arrête et se met à parler à Sayid.) C’est fini, on se retire, on n’ira pas jusqu’à Bagdad. Ton copain Saddam va rester au pouvoir autrement dit, il y a de fortes chances pour que tu continues à bosser pour lui. Tu peux t’estimer heureux, tu as développé un nouveau talent.

Sayid : Ce que vous m’avez forcé à faire, aucun homme ne devrait jamais avoir à le faire à un autre.

Joe Inman : (Il coupe ses liens et lui parle en arabe.) Un de ces jours, tu auras besoin d’informations. Et maintenant, tu sais comment les obtenir.

Sayid : Jamais de ma vie je ne recommencerai.

Joe Inman : Ouais. (Il prend des billets et les donne à Sayid.) Bonne chance à toi, Sayid. Pour payer ton bus à Ramadi. (Au chauffeur.) On décolle.

Ils laissent Sayid au milieu de nulle part.

 

EXTÉRIEUR – Sur la plageSoirée

Sayid et Charlie sont tous les deux sur la plage, pensifs. C’est Sayid qui rompt le silence.

Sayid : Il y a un homme à l’intérieur du Bunker. Un inconnu capturé par Rousseau. Je l’ai frappé. Je l’ai salement amoché.

Charlie : Pourquoi tu me racontes ça ?

Sayid : Jack m’a demandé mes raisons, comment je pouvais être sûr que cet homme mentait, comment je pouvais être sûr que c’était bien l’un d’entre eux, l’un des autres. Si je le sais, c’est parce que je n’éprouve aucun remord pour ce que j’ai fait. Mais ça, jamais je ne pourrais l’expliquer, ni à Jack ni même à Locke. Parce qu’ils ont oublié tous les deux.

Charlie : Oublié ? Oublié quoi ?

Sayid : Qu’on t’a retrouvé pendu au bout d’une corde. Que Claire a été enlevée, gardée prisonnière plusieurs jours durant lesquels Dieu sait ce qu’on a pu lui faire. Que ces gens, ces autres sont sans pitié et qu’ils peuvent enlever l’un d’entre nous quand ils le veulent. Alors, dis-moi Charlie, est-ce que tu as oublié ?

[FLASHBACK]

[Scene open with the sounds of bombs dropping on an Iraqi compound. We see Sayid and other soldiers burning and shredding documents as they are thrown by the concussion of explosions.]

TARIQ [subtitled]: They're getting closer! Move it! Burn those! Shred faster! Hurry up! Sayid! Take these files! Burn them! Keep shredding you cowards! We leave when I say! [he strikes a soldier] Stop again, and I'll kill you myself! I'm your commanding officer and you will do --

[The U.S. Army suddenly breaks the door in.]

U.S. SOLDIER #1: Get down! Get the hell down!

SGT. BUCCELLI: Get down. Get down. You, no, no, no, drop your gun. On the ground now.

U.S. SOLDIER #2: Freeze! On the ground, now!

U.S. SOLDIER #1: Get the hell down!

[The Iraqi soldiers get down on the ground.]

SGT. BUCCELLI: Who's in charge here? I said, who's in charge? [he sees someone still burning papers] Somebody better tell him to stop, or god help me, he's dead.

U.S. SOLDIER #1: They don't understand, Sergeant.

SGT. BUCCELLI: They understand. Listen up, I'll fire on 3. 1-2...

SAYID [subtitled]: Stop shredding or they'll kill you!

SGT. BUCCELLI [to Sayid]: You -- you in charge?

SAYID: No, I am not.

SGT. BUCCELLI: Who is?

SAYID [after looking at Tariq]: There is no commanding officer here. He left two hours ago for, for Hila.

SGT. BUCCELLI: Your English is good, Abdul, but you're lying. And that ain't so good.

[Buccelli knocks Sayid out with the butt of his rifle.]

[We see shots of activity within the compound. And then a couple of soldiers making their way through a dozen or so prisoners kneeling inside a fenced area.]

SGT. BUCCELLI: That's him, Sergeant.

SGT. AUSTEN [to Sayid]: Let's go, hombre. [they start leading him out] Son, we don't want to be here any more than you do -- your pal, Sadaam, had to go marching into Kuwait -- here we all are. Buccelli here says that you speak English. Ever doing any translating?

SAYID: Formally, no.

SGT. AUSTEN: Hell, the fact you know what "formally" means -- we're good. Apache helicopter went down in this vector 2 days ago. Our sources tell us the pilot was captured. It's very important we that get this pilot back. We know that he was taken to the local Republican Guard intelligence commander -- a man named Tariq. Do you know him?

SAYID: Yes, he was our commanding officer.

SGT. AUSTEN: Do you know where he is?

SAYID: When the bombing started he fled to Hila.

SGT. AUSTEN: Hila, huh?

SAYID: Yes, that is right.

[They go through a door.]

SGT. AUSTEN: Welcome to Hila.

[We see Tariq sitting there.]

[Back on the island we see Sayid washing up. Ana comes running out of the jungle.]

ANA: Where's Jack?

SAYID: Why?

[We see Ana and Sayid running quietly through the jungle. Ana stops and points.]

ANA: There. See?

[We see Danielle walking through the jungle a short distance away.]

SAYID: Go back, I'll deal with this.

ANA: What?

SAYID: Go back, Ana-Lucia. And don't tell anyone what you saw.

[Sayid follows Danielle and gets in front of her so that she's surprised when she sees him.]

SAYID: What are you doing here, Danielle?

DANIELLE: Looking for you.

COMMERCIAL BREAK

SAYID: Where are we going? You said you were looking for me -- what was your plan -- to hide in the woods hoping I would pass you by?

DANIELLE: I was going to wait until dark and find you at your tent.

SAYID: Why? [he stops]

DANIELLE: We need to keep moving.

SAYID: Not until you tell me where we're moving to.

DANIELLE: Trust me.

SAYID: The last time we met you arrived to warn us the Others were coming which they weren't. In fact, it was a diversion to kidnap Claire's baby. So pardon me for not trusting you.

DANIELLE: This place I'm taking you to -- there's something that will help you -- something important. As for trust, take this. [she offers her rifle which Sayid takes] If I'm lying it's yours to use.

SAYID [checking to see if the rifle's loaded]: How much further?

DANIELLE: Not far.

[FLASHBACK]

[We see Sgt. Austen using Sayid as a translator with Tariq.]

SGT. AUSTEN: Ask him where he took the pilot.

SAYID [subtitled]: They want to know where the pilot is.

TARIQ [subtitled]: Tell him his mother is a goat.

SAYID: He says he does not know.

SGT. AUSTEN: Look, we know for a fact he interrogated the pilot day before yesterday. Hell, probably in this room. Tell him if we get our man back safe and sound, he goes free.

SAYID [subtitled]: They will let you go if you tell them where the pilot is.

TARIQ [subtitled]: You are a disgrace. You're an Iraqi soldier! Steal his gun and kill them all. Right there on his belt. You can get a few of them before you are killed.

SGT. AUSTEN: What's he saying?

SAYID: He says he does not know.

SGT. AUSTEN: I was born, but I wasn't born yesterday, son. Now, if you don't help me out here, someone else will take over. And that someone -- he won't play nice at all.

SAYID: I am sorry. He does not know.

SGT. AUSTEN [leaving]: Okay, you had your chance. Guards, lock him back up.

[We hear the sound of a frog and see Sawyer trying to sleep in his tent. He gets up, frustrated by the sound of the frog.]

SAWYER: This is unbelievable. [Jin happens by] Hey! Hey, you hear that thing? You hear that frog -- that frog? You want to help me find it?

[Jin gives him a dirty look, and walks away.]

SAWYER: What, we ain't friends anymore?

[We see Sawyer walking through the jungle looking for the frog. He comes across Hurley who's dipping a chip in some Dharma ranch dressing.]

SAWYER: What do you got there, Rerun?

HURLEY: Nothing. [Hurley covers up the dressing and some other food he has]

SAWYER: Yeah, well, you've got a spot of nothing on your chin there. [Sawyer uncovers the dressing] Dharma Initiative ranch dressing? You know you're supposed to refrigerate that after you open it.

HURLEY: Well, actually in the back it says it'll keep at room temperature for up to 7 years.

SAWYER [uncovering the rest of the food]: Well, well, look at who's got a secret stash?

HURLEY: Please, dude, you can't tell.

SAWYER: What, that you stole food from the group? Now why would I want to do that?

HURLEY: Come on, man, please?

SAWYER [hearing the frog]: Son of a bitch.

[Sawyer looks around for the frog while putting his hand on the gun in his waistband.]

HURLEY: Dude, it's just a tree frog.

SAWYER: Have you seen it?

HURLEY: Yeah.

SAWYER: Tell you what -- you help me find that thing, you can keep right on ranch dipping. We got a deal?

[We see Sayid and Danielle walking through the jungle.]

SAYID: How much further? [she doesn't respond] Danielle?

DANIELLE: We're here.

SAYID: And where exactly is here?

[Danielle uncovers a crossbow and some arrows she's hidden.]

SAYID: What is that for, Danielle?

[We hear a voice faintly in the background.]

VOICE: Help me. Hey, somebody here.

[Sayid immediately takes off toward the voice.]

DANIELLE: Wait.

VOICE: Help!

DANIELLE: Sayid, listen to me.

[We see someone hanging from a tree in a net trap.]

VOICE: Hey! Hey, over here. Please, help me.

COMMERCIAL BREAK

VOICE: Help me!

DANIELLE: Don't believe a word he says.

VOICE: Hey!

DANIELLE: He's one of them.

VOICE: I have no idea what she's talking about. She's crazy.

SAYID: How long has he been up there?

VOICE: Since last night. Please, just cut me down. My name is Henry Gale. I'm from Minnesota. Please.

DANIELLE: He's lying.

SAYID [pulling out his knife]: I'm going to cut him down.

DANIELLE: Don't.

GALE: Thank you.

DANIELLE: You're making a serious mistake.

SAYID [after cutting him down]: It's okay; it's okay. You're alright. Hold on. Take it easy.

[Danielle prepares her cross bow. Gale sees her.]

GALE [running]: No.

SAYID: Wait. Danielle, don't!

[Danielle shoots Gale in the shoulder. Sayid runs to him.]

SAYID: You could have killed him.

DANIELLE: If I wanted to kill him, I would have killed him.

SAYID: You shot this man with no provocation.

DANIELLE: He is one of them. Tie him up. You should take him to your doctor. He's no good to you dead.

SAYID [tying him up]: And then what?

DANIELLE: You talk to him, Sayid. As I recall that is what you do. But know this -- he will lie -- a long time. He will lie.

[Sayid starts carrying him back to camp.]

[FLASHBACK]

[We see Sayid, handcuffed, being taken by two soldiers to see Joe Inman, apparently a CIA operative.]

INMAN: I want to talk to you about your buddy Tariq. Look, I get it; you're a man who values loyalty. Even doing a little translating for us -- you feel like you're doing the wrong thing. I get that, and I respect it. This is what Tariq was doing before he took over command of your village. He was the head of the chemical warfare battalion in the North. [Inman starts playing a video tape] He personally supervised the use of sarin gas on this village. You recognize it, don't you? You had relatives in that village didn't you, Sayid? So, you know what sarin gas does. No discrimination -- the entire marketplace -- innocent women, children.

SAYID: Enough, please.

INMAN [turning off the tape]: Loyalty is a virtue. But unquestioning loyalty -- I don't think that's you.

SAYID: Why should I believe you?

INMAN: How do you think we knew you had relatives in that village? We liberated your personnel file, and Tariq's. [he shows the files to Sayid] All we want is our pilot back, so we can send him home to his family.

SAYID: Tariq will never talk to you.

INMAN: That's why you're going to have to make him talk to you.

[He gives Sayid a box.]

[We see Sayid in the hatch waking Locke.]

SAYID: John, John wake up.

LOCKE: What?

SAYID: Come out here.

[We see Locke and Sayid looking at Gale.]

LOCKE: Minnesota, huh?

SAYID: That's the question, isn't it?

GALE: Where am I?

SAYID: Who are you?

GALE: Henry, Henry Gale. Ah, my back.

SAYID: We're going to take it out, but first I want you to relax. How did you get to this island?

GALE: 4 months ago, we crashed on this island, my wife and I.

SAYID: Crashed in what?

GALE: A balloon. We were trying to cross the Pacific.

SAYID: Your wife, where is she?

GALE: She died. She got, she got sick 3 weeks ago. We were staying in a cave off the beach. Ah, my shoulder. At least untie my arms.

JACK [entering]: What the hell's going here?

SAYID: Rousseau trapped him in the jungle. She believes he's an Other.

GALE: An other what?

JACK: You shot him with an arrow?

SAYID: Do I have a bow?

JACK [to Gale]: Hey, hey, you with me? [to Sayid] What, you were just going to let him bleed to death?

SAYID: I was trying to get honest answers while he was able to give them. And his wound is far from life threatening.

LOCKE: We should let Jack treat him first, then we'll get our answers.

SAYID: Jack, do not untie him.

[We see Sawyer and Hurley walking through the jungle.]

HURLEY: This is how people get killed in scary movies.

SAWYER: If this was a scary movie I'd be with a hot chick not you, Barbar.

HURLEY: It's Babar.

SAWYER: Why don't you shut up, Hammo. Or your ranch disorder's going to be the new lead item on the coconut internet.

HURLEY: Fine, go ahead. Tell everyone the fat guy's been hiding ranch dressing -- the fat guy likes to eat. Yeah, I'm fat. Fat, fat, fat, fat, fat. You think I don't know that? At least people like me. You know what? Find the damn frog by yourself.

SAWYER: Hurley, wait, wait. Hey, Hurley wait. Look, man, I'm sorry, alright. This frog is killing me. You've got to help me out, please.

[We see Jack removing the arrow from Gale's shoulder, as Sayid and Locke watch from a small distance.]

LOCKE: So, what do you think?

SAYID: What do you think, John?

LOCKE: I think he's pretty convincing.

SAYID: Yes, he is.

LOCKE: The real problem is there's no way we can be sure he's telling the truth.

SAYID: That is not necessarily true. Does Jack have the combination to the armory?

LOCKE: For now he does.

SAYID: How long would it take for you to change it?

LOCKE: If you're angry -- looking for someone to punish...

SAYID: Why would I need to punish anyone? I want to find out who he is. I want the truth. And I think we both know that Jack will have issues with what must be done in order to get it. So how long, John, to change the combination?

LOCKE: Couple minutes, tops.

SAYID: Then I suggest you get started.

COMMERICAL BREAK

[Jack is still working on Gale. Sayid enters.]

SAYID: Did he say anything while...

JACK: No, he didn't. He was in shock.

LOCKE: We can't just leave him lying here, Jack -- if people see him it'll create a panic.

JACK: Yeah, well, where do you think we should put him?

SAYID: I say we put him in the armory, secure.

LOCKE: Better to err on the side of safety, Jack. At least until we can be sure.

JACK: Okay. For now.

[They carry Gale into the armory.]

JACK: We can pull that cot in here. He shouldn't be on his back.

LOCKE: Good idea.

[Sayid locks himself in with Gale.]

JACK [pounding on the armory door]: Sayid, hey, what the hell are you doing? Sayid! Sayid!

SAYID: What needs to be done.

[FLASHBACK]

[We see Sayid enter the room with Tariq carrying the box he got from Inman.]

TARIQ [subtitled]: They're letting you speak with me alone now?

SAYID [subtitled, opening the box]: You need to tell me where the helicopter pilot is.

TARIQ [subtitled, laughing]: This is their new bluff? That you're going to torture me? They think you will do this? Sayid, you are a loyal soldier. The son of a great hero. Do not disgrace your father! You wouldn't dare harm me! You will follow my orders as your commanding officer. Take that bag. Put it over your head and tape it up. Kill yourself, now! That's an order. Do it and die with what little honor you have left.

SAYID [subtitled]: You would have me take my own life -- the information means nothing to you!

[Tariq spits in Sayid's eye. Sayid picks up some pliers.]

[We see Inman pacing in his tent. Sayid enters. ]

SAYID: The pilot was executed 2 days ago. He's buried in a field 4 kilometers from here. I can take you there.

[Sayid hands the box to Inman and we see his bloody hand.]

[We see Jack unsuccessfully trying the combination on the vault.]

JACK: Damn it. Sayid, open the door! Sayid, answer me.

LOCKE: Jack.

JACK: Why isn't this combination working, John? Did you change it?

LOCKE: Yeah.

JACK: Why would you do that?

LOCKE: You're raising an army.

JACK: What?

LOCKE: And why you didn't ask me to help -- well, that's your business -- but there's only one reason to raise an army, Jack. And that's because we're at war. And like it or not, whatever Sayid has to do behind that door -- that's a part of it, too.

JACK: What if he's telling the truth, John?

LOCKE: What if he's not?

[We see Sayid tying Gale up in the armory.]

SAYID: Get up.

GALE: What's happening?

SAYID [making Gale sit up]: Here, let me help you. You said you've been here for 4 months.

GALE: What?

SAYID: You said you came to this island 4 months ago, yes?

GALE: Where am I?

SAYID: Please, answer my question.

GALE: Yeah, yes we landed 4 months ago. Maybe more. Who are you?

SAYID: And you were in a cave for all that time?

GALE: Off the beach on the North shore of the island.

SAYID: How far from this beach to where you were captured?

GALE: I don't know.

SAYID: How many days' walk?

GALE: 2 -- 2 days.

SAYID: Why did you stay on the beach for so long?

GALE: Why wouldn't we? We wanted to be there for fly-overs. We had an emergency beacon, a transmitter.

SAYID: What kind of transmitter?

GALE: An ADF beacon. We wanted to make sure we'd be spotted. Look, whatever you think I am, I'm not. Please, please just -- tell me your name.

SAYID: Your wife, what is her maiden name?

GALE: Murphy.

SAYID: Where did you meet her?

GALE: University of Minnesota.

SAYID: How did she die?

GALE: She got sick.

SAYID: She got sick?

GALE: It started as a fever. After 2 days she was delirious. Then she died. I don't know why you're asking me all these questions. I don't know why you're treating me this way -- why I have to explain to you who I am when you don't tell me who you are.

SAYID: I was 23 years old when the Americans came to my country. I was a good man. I was a soldier. And when they left I was something different. For the next 6 years I did things I wish I could erase from my memory -- things which I never thought myself to be capable of. But I did come to learn this -- there was a part of me which was always capable. You want to know who I am? My name is Sayid Jarrah, and I am a torturer.

COMMERCIAL BREAK

[Hurley and Sawyer walking through the jungle. We hear the sound of the tree frog.]

SAWYER: Where is it?

HURLEY: There it is.

[Hurley runs toward it, but trips and falls. Sawyer catches it.]

SAWYER: Gotcha.

HURLEY: Dude, nice catch.

SAWYER: Well, I'll be damned. All that noise from this tiny critter.

HURLEY: It kind of reminds me of a turtle I once had. Its name was Stuart. It ran off when I was 10. Well, that's what mom said. I kind of think she threw him out.

SAWYER [to the frog]: Well, you're a happy little fella, ain't ya?

HURLEY: I have an idea. Why don't I take him -- far from here -- 2 beaches away? Then maybe he'll find a Mrs. Tree Frog. That way he won't keep you up anymore, and everyone's happy.

SAWYER: Yeah, that's one idea. Here's another.

[Sawyer squishes the frog in his hand.]

HURLEY: Dude.

SAWYER: I hear with a little ranch they taste just like chicken.

[Sawyer hands the frog to Hurley.]

[We see Jack cleaning up the blood from working on Gale. Locke enters.]

LOCKE: Give you a hand? [Jack doesn't respond] Jack, I know this isn't...

JACK: Shut up.

[Jack starts to wash his hands and notices that the pliers he was using to remove the arrow are missing.]

JACK: Where are the pliers?

[We see Sayid in the armory with Gale.]

SAYID: Tell me about this balloon.

GALE: What?

SAYID: This balloon that brought you here with your wife. Tell me about it.

GALE: What do you want to know?

SAYID: Everything.

GALE: She's 140 feet high, 60 feet wide. And when she's up in the air 550,000 thousand cubic feet of helium and a 100,000 thousand of hot air keep her up. And if you could look down on her you'd see a big yellow smiley face on top.

SAYID: Why would you travel in that way?

GALE: Because I was rich. Because it was my dream. And Jennifer thought it would be neat.

SAYID: You "were" rich?

GALE: I guess I'm thinking of things in the past tense now. How's that for optimism?

SAYID: What did you do to become so rich?

GALE: I sold my company.

SAYID: What kind of company?

GALE: Mining.

SAYID: What did you mine?

GALE: We mined non-metallic minerals. I know, everyone wanted to talk to me at cocktail parties.

SAYID: Give me your hands. Give me your hands!

[Sayid puts the pliers around Gale's finger.]

SAYID: Where is she buried?

GALE: What?

SAYID: Listen to me. You said you buried your wife. Tell me where.

GALE: What are you going to...?

SAYID: Where!!

GALE: In the jungle. By the balloon, in the jungle.

SAYID: How deep? How deep did you dig the grave?

GALE: I don't -- it was...

SAYID: How deep? How many shovelfuls of earth? Did you use your hands? How long did it take you?

GALE: I don't remember.

SAYID: You would remember! You would remember how deep. You would remember every shovelful, every moment. You would remember what it felt like to place her body inside. You would remember if you buried the woman you loved. You would remember -- if it were true!

GALE: Did you -- did you lose someone? Did you lose someone here on the island? Did you lose someone, too? What happened to her?

SAYID: It was an accident. It was an accident. The woman responsible thought she was someone else -- someone coming to hurt her -- someone like you!

GALE: This is all a mistake. Slow down here, okay. Hurting me isn't going to bring her back.

[Sayid starts punching Gale repeatedly.]

SAYID: You know what I lost. Tell me how long.

GALE: No, no. Help! Help me!

SAYID: Tell me who you are.

[We see the door of the armory from the outside.]

JACK: Sayid! Sayid!

LOCKE: Jack.

JACK: Open it. Open it now, John.

LOCKE: Jack, this has to happen.

JACK [pushing Locke up against a wall]: Open that damn door, you understand me! You open it now.

LOCKE: No.

[We hear the sound of the timer alarm start.]

JACK: Now!

[Inside the armory.]

GALE: What do you want me to say? Whatever you want me to do, I'll do it. Please.

SAYID [still beating him]: I want you to tell me the truth.

[Outside the armory.]

JACK: The door.

LOCKE: Let go of me, Jack.

JACK: Or what? You want to push the button? Open the door.

[The timer alarm changes to a more insistent sound. We see the timer is now at 58 seconds.]

JACK: It's under a minute now, John. You better think fast.

LOCKE: You wouldn't.

JACK: What? I wouldn't what?

LOCKE: If we don't -- you would risk everyone's lives?

JACK: You talked me into pushing that button once, John, but it's yours now. You're the one who won't risk it, you. Me? I don't think anything's going to happen when we get down to zero.

LOCKE: Jack!

JACK: You want to see what's going to happen? Let's just see what's going to happen.

SAYID [from behind the door]: Who are you?!! Who are you?!!

[We see the timer is down to 27 seconds.]

LOCKE: Okay.

JACK: Okay.

LOCKE: Okay, right 15, left...

JACK: You think I'm stupid; you open it!

[Locke rushes to open the gun vault. And then rushes to enter the numbers. We see the timer at 10 seconds. Jack opens the door to the armory and wrestles Sayid out. Locke typed in 16 twice, instead of 15, 16 and has to backspace. The timer hits zero and starts spinning around. We hear sounds of something starting up in the hatch. The timer shows hieroglyphs in black and red. 4 of them lock in place. Locke enters the last number and hits execute before the last glyph locks. The timer resets and we hear a winding down sound.]

[In the background we can hear Sayid, Jack and Gale.]

SAYID: He's lying!

JACK: Not like this.

GALE: I'll tell you whatever you want.

[Scene switches to Sayid, Jack and Gale. Jack is wrestling Sayid away from Gale.]

SAYID: He's lying! He's lying!

JACK: That's enough!

[Jack closes the door and leaves Gale alone in the armory.]

COMMERCIAL BREAK

JACK [to Sayid]: What the hell was that?

SAYID: He is one of them.

JACK: Yeah? Did he tell you that?

SAYID: No.

JACK: Then how do you know?

SAYID: Because I know. He is one of them.

JACK: I think that Rousseau thought that about you once, Sayid. If I'm not mistaken she strapped you down, she shocked you, all because she thought you were one of them.

LOCKE: He is.

JACK: What?

LOCKE: He is one of them. To Rousseau, we're all Others. I guess it's all relative, huh?

[FLASHBACK]

[We see an Army convoy driving down a long barren road in Iraq. Sgt. Austen is looking at a photograph in a truck with Sayid.]

SGT. AUSTEN: You got a wife, kids?

[Sayid shakes his head. We see that Austen is looking at a picture of a younger Kate at a lake or river. The truck comes to a stop and they take Sayid out.]

INMAN [to a soldier]: I'll take him. [to Sayid] It's over. We're pulling out, not going to Baghdad. So your man Sadaam gets to stay in power which means you, in all likelihood, will remain in his employ. Guess you're lucky you have a new skill set you can use.

SAYID: What you made me do no human being should ever have to do to another.

[Inman pulls out a knife, but only uses it to cut the bindings on Sayid's wrists.]

INMAN [in Arabic, subtitled]: One of these days there will be something you need to know. And now you know how to get it.

SAYID: I will never do that again.

INMAN [giving Sayid money]: Yeah. Good luck to you, Sayid. Bus fare back to Ramadi. [to the truck driver] Let's move out.

[Back on the island we see Sayid sitting on the beach with Charlie.]

SAYID: There is a man down in the hatch. A stranger captured by Rousseau. I beat him. I beat him badly.

CHARLIE: Why are you telling me this, Sayid?

SAYID: Jack asked me how I knew -- knew for sure that this man was lying. How I knew for sure that he was one of them -- one of the Others. I know because I feel no guilt for what I did to him. But there is no way I can ever explain that to Jack, or even Locke, because both of them have forgotten.

CHARLIE: Forgotten? What?

SAYID: That you were strung up by your neck and left for dead. That Claire was taken and kept for days during which god only know what happened to her. That these people -- these Others -- are merciless, and can take any one of us whenever they choose. So tell me, Charlie, have you forgotten?

Kikavu ?

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Supersympa, Hier à 20:15

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Daisy2860, Hier à 20:21

xD

Daisy2860, Hier à 20:21

paysans*

Supersympa, Aujourd'hui à 17:16

Bonjour z'à toutes z'et à tous.

Viens chatter !