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#104 : Les pieds sur terre

Titre VO : Walkabout
Titre VF : Les pieds sur terre
Centric sur : Locke
Diffusion USA : 13/10/04
Diffusion France :
02/07/05
Guest Stars : L. Scott Caldwell (Rose Nadler) , Meilinda Soerjoko (Chrissy), John Simon Jones (Agent de voyage), Billy Ray Gallion (Randy), Stephen J. Rafferty (Warren)

Résumé court :

Les survivants sont surpris pendant la nuit par des animaux sauvages qui envahissent le campement sur la plage. Kate et Michael rejoignent le mystérieux Locke pour une partie de chasse et un secret terrible à propos de Locke est révélé.

Pendant ce temps, certains des survivants sont horrifiés par les projets de Jack concernant les corps des victimes du crash qui se trouvent toujours parmi les décombres. Jack aperçoit également une personne dans la jungle, quelqu'un qu'il ne se rappelle pas avoir vu à bord de l'avion.

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Après le crash, Locke se réveille allongé sur le sol, et bouge un orteil (flash-back).
Dans la nuit, Vincent aboie sans cesse, et ce pour une bonne raison : il y a des sangliers dans la carlingue… Mais ils prennent la fuite sans blesser quiconque.
Jack décide alors de faire brûler les corps pour éviter que cet incident ne se reproduise, et de le faire la nuit, pour utiliser le feu comme signal de détresse.
Sayid bricole le transmetteur afin de retrouver le signal émis depuis 16 ans.
A cause du manque de vivres, Locke demande d’organiser un groupe pour partir chasser.
Flash-back : Locke est appelé « colonel » par un homme au téléphone, mais un supérieur lui dit de raccrocher et de continuer à travailler. C’est en fait un fonctionnaire qui joue à des jeux de stratégie pendant son temps libre.
Kate part avec le groupe de chasseurs, soit Locke et Michael, pour trianguler le signal.
Claire veut faire une cérémonie commémorative en l’honneur des disparus avant de faire brûler leur corps.

Rose, une femme noire âgée, est restée toute la journée assise sur la plage à regarder l’océan. Elle a perdu son mari pendant le vol. Jack joue le psychologue et va lui parler, histoire de lui remonter le moral.
Charlie et Hurley essayent de pécher pour Shannon, qui en fait les utilise.
Michael se fait encorner par un sanglier. Blessé, Kate le raccompagne au campement alors que Locke décide de partir seul le tuer.
En effet, il se revoit pendant ses pauses déjeuner, à jouer avec un collègue, et se faire traiter de grand-père par son supérieur parce qu’il prévoit de faire un parcours aventure en australie.
Locke a encore un flash-back où il parle à Hélène, une femme avec qui il a apparemment relation, au téléphone, et l’invite à son voyage. En fait c’est une opératrice de téléphone rose avec qui il s’entretient depuis 8 mois, et elle refuse de rencontrer son « client ». Il semble très seul dans la vie.
De loin, Kate voit des arbres bouger autour de Locke. En effet, il se retrouve nez à nez avec la bête qui hante l’île, mais on ne la vois pas (l’a-t-il vu lui ?). Elle pense alors qu’il est mort.
En raccompagnant Rose avec le reste du groupe, Jack aperçoit un homme, mais il disparaît immédiatement.
Sayid en veux à Kate d’avoir cassé le transmetteur.
Jack revoit l’homme, et en lui courant après, il tombe sur Locke qui ramène un sanglier.
Pendant le service commémoratif, Locke se revoit se faisant refuser le départ avec le circuit aventure, pour la bonne et simple raison qu’il est… sur une chaise roulante !
Puis en se réveillant après le crash, il bouge son orteil : il est guéri, c’et un miracle…

22 septembre 2004

EXTÉRIEUR – Sur la plageAu moment du crash - Journée

 

John se réveille allongé sur le sable alors que le réacteur de l’avion continue toujours de fonctionner. Shannon se met à crier. Il regarde autour de lui alors que Jin appelle son épouse. John voit qu’il se met à bouger son pied. Il prend sa chaussure et comprend qu’il se remet à marcher. Le chien se met à crier.

 

25 septembre 2004

EXTÉRIEUR – Sur la plageNuit

John regarde autour de lui alors que le chien continue de crier.

Michael : Walt, fais le taire, il empêche tout le monde de dormir.

Walt : Mais je ne sais pas pourquoi il aboi comme ça, ça suffit Vince, tais toi. (Walt sort de la partie de l’avion écrasé.)

Michael : (Voyant que Walt emmène le chien au loin.) Hey, ramène-le par ici. (À Boone et Shannon qui se réveillent.) Je suis désolé, excusez-nous. (Vince est toujours en train d’aboyer, ce qui réveille également Jin et Sun. Sayid se lève ainsi que Claire et Hurley. Charlie se réveille également ainsi que d’autres survivants. Jack s’est levé et va voir ce qui se passe. Du bruit se fait entendre dans les débris de l’avion alors que certains survivants se trouvent à côté de Jack.)

Survivant : C’est là bas.

Kate : C’est quoi ?

Claire : Quelqu’un se balade dans la carlingue.

Sayid : Il n’y a que des morts là-dedans.

Jack : (Se tournant vers Sayid.) C’est Sawyer.

Sawyer : Je suis là à côté de toi, gros naze. (Jack prend une lampe-torche dans sa poche de chemise et va vers les débris. Sawyer et Kate l’accompagnent.

Kate : Jack.

Des bruits continuent de se faire entendre alors que Sawyer a aussi une grande lampe-torche. Ils s’avancent doucement et Jack continue d’utiliser sa lampe.

Jack : Baisse cette lampe. (Sawyer s’exécute. Ils aperçoivent des sangliers en train de chercher à manger.)

Sawyer : On va tout de suite savoir ce que c’est. (Il lève sa lampe vers les animaux.)

Jack : Non. (Il voit un animal.) Courez ! (Tous les survivants se mettent à courir en criant.)

Survivant : Ne restez pas là, dégagez !

Hurley : Faut pas traîner dans le coin. (Il se met à courir à son tour. Trois sangliers les attaquent. Les survivants tentent de se cacher comme ils peuvent. Ils crient alors qu’un survivant fait tomber Charlie. Jack le relève et les sangliers se mettent à courir dans la jungle.)

Sayid : Ils sont partis.

Survivant : C’était quoi ?

Charlie : C’était quoi ces bestioles ?

John : Des sangliers. (Il se met à sourire.)

 

OUVERTURE

25-26 septembre 2004

EXTÉRIEUR – Sur la plage - Nuit

Jack soigne une blessure superficielle au niveau de l’abdomen de Charlie.

Jack : Ces sangliers cherchaient à se nourrir. Il faut se débarrasser des corps restés dans l’avion.

Charlie : Tu veux qu’on les enterre ? Il y en a combien au total ?

Sayid : (Participant à la conversation.) Plus d’une vingtaine. Et creuser sans pelle, ça ne va pas être facile.

Jack : On ne va pas les enterrer, on va les brûler. (Tout le monde le regarde, ahuri.)

Kate : Ce sont des êtres humains.

Jack : Je sais que c’est des êtres humains.

Sayid : Je ne suis pas d’accord pour brûler leurs cadavres. Ces gens méritent mieux que ça.

Jack : Et c’est quoi mieux ? Se faire dévorer par des animaux sauvages ? Parce que c’est ce qui va se passer. Les cadavres qu’on va enterrer ne le resteront pas bien longtemps. Je sais que ça peut sembler dur. Mais dans l’avion, avec le soleil qui tape…. (Il se lève et marche.) Ce qu’ils méritent ou non, c’est secondaire. Eux sont morts, nous non. (Il se rassoit.)

Sayid : Ouais, ce que vous dites n’est pas faux. Mais c’est pas à nous à décider de la façon dont ces personnes doivent reposer, c’est pas bien. Ça va peut-être contre leurs souhaits, ou leur religion.

Jack : On n’a pas le temps de faire une cérémonie différente pour chacun.

Charlie : Ah bon ? D’après ce que j’ai entendu, le temps ne devrait pas être un problème.

Jack : Ça ne me plaît pas de faire ça. Mais on s’est crashé à quinze cents kilomètres de notre route. On nous cherche au mauvais endroit. Ça fait quatre jours maintenant et personne n’est venu. Demain matin, on demandera à tout le monde d’aller ramasser du bois sec et des brindilles. On va faire de l’avion un immense brasier. (Il met un pansement sur la blessure de Charlie.) On attendra que le soleil soit couché pour allumer le feu. (Il s’en va.)

Charlie : Bah, si ça urge autant de brûler les corps, pourquoi attendre jusqu’à demain soir ?

Kate : Parce qu’il espère que quelqu’un verra le feu.

 

26 septembre 2004

EXTÉRIEUR – Sur la plageMatinée

Sayid tente de faire fonctionner un émetteur. Kate s’approche de lui et s’assoit à ses côtés.

Kate : (Tordant un pull pour enlever l’eau.) On dirait que je ne suis pas la seule à ne pas avoir dormi de la nuit.

Sayid : Ouais, comme vous voyez, j’ai mieux à faire que de ramasser du bois pour le feu.

Kate : Vous désapprouvez Jack ? (Après une pause.) Vous faites quoi là ?

Sayid : C’est encore trop tôt pour en parler. Je ne suis pas certain que ça va marcher.

Kate : Vous essayer de capter à nouveau la transmission radio, celle qu’on a reçue sur la montagne ?

Sayid : Il nous faut du jus pour faire marcher un émetteur. Donc, si ce message est émis depuis seize ans, c’est qu’il y a quelque part sur l’île une source d’énergie, et pas une petite.

Kate : Vous pouvez la localiser ?

Sayid : En théorie, oui. Je fabrique une sorte d’antenne-relais, que je placerai par la suite dans divers points élevés de l’île, ce qui nous permettra avec notre radio de trianguler le signal et de retrouver son origine.

Kate : Je vais vous aider, ça ira plus vite.

Sayid : J’ai l’impression que vous êtes aussi pressée que moi de quitter cette île. (Kate regarde devant elle, approuvant ce qu’il lui dit.)

 

EXTÉRIEUR – Dans un autre endroit de la plageMatinée

Walt : (Hors cadre, parlant à Vince ; pendant que Michael cherche des morceaux de bois.) Attrape la balle ! Vas-y, attrape ! Oui, bon chien, t’es le meilleur Vince. (John ouvre une mallette et regarde à l’intérieur ce qu’il y a. Michael jette des bouts de bois sur la plage alors que Walt tient en laisse Vince avec sa balle dans la main.)

Michael : (S’adressant à son fils qui semble partir.) Hé ! Hé ! Où est-ce que tu vas ? (Walt se retourne.)

Walt : Nulle part, je vais juste voir ce que monsieur Locke est en train de faire.

Michael : (Il regarde vers John qui semble fermer la mallette.) Aide-moi plutôt à ramasser du bois. Je ne crois pas que ton ami ait très envie de t’avoir sur le dos à longueur de journée.

Walt : Lui au moins, il me parle. Viens, Vince. (Il s’en va.)

 

EXTÉRIEUR – Sur une autre partie de la plageMatinée

Hurley et Sawyer se battent pour ce qu’il y a dans un sac à dos.

Hurley : C’est quoi ton problème ? File-moi ça !

Sawyer : Ouais, ouais, compte là-dessus et bois de l’eau.

Hurley : Tu t’en fiches que les autres crèvent de faim.

Sawyer : Ouais, bien si l’un de nous n’avait pas bouffé plus que sa part…

Hurley : Non, n’importe quoi, c’est pas vrai !

Boone : Ça suffit les mecs !

Hurley : Toi t’es vraiment qu’un fouteur de merde !

Sawyer : Tu sais ce qu’il te dit, le fouteur de merde ?

Boone : Ça suffit, arrêtez.

Sawyer : (À Boone.) Toi, le mignon, reste en dehors de ça !

Jack : (Courant vers eux avec Sayid à côté.) Hé ! Ça suffit ! (Lui et Sayid les séparent.) Qu’est ce qu’il se passe ?

Hurley : C’est ce taré, il veut garder les dernières cacahuètes pour lui.

Sawyer : C’est ma réserve perso, je les ai trouvées dans la carlingue.

Jack : Où est passé le reste des vivres ?

Hurley : On n’a plus rien, vieux. On n’a pas fait de rations.

Shannon : Quoi ?

Survivant 1 : Mais c’est pas vrai. (Les survivants semblent abasourdis en entendant la nouvelle.)

Survivant 2 : Ils sont passés où les plateaux-repas ?

Jack : Euh, que tout le monde reste calme, d’accord ?

Sayid : Oui, surtout pas de panique ! On trouvera de la nourriture. Il y a des tas de choses sur cette île.

Sawyer : (S’asseyant dans un siège.) Ah ouais ? Comment tu comptes te le procurer ces tas de choses ? (Un couteau est lancé vers le siège d’à côté et se plante dedans juste à côté de Sawyer qui le regarde. Tout le monde se tourne vers John.)

John : On va chasser. (Jack retire le couteau du siège.)

Kate : (Désignant le couteau.) Comment avez-vous fait pour passer ça ?

John : Je l’ai déclaré.

Jack : (Il redonne le couteau à John.) Ou vous visez comme un chef… ou comme un pied…, monsieur ?

Michael : Locke. Il s’appelle Locke.

Jack : Allez-y, monsieur Locke, dites-nous quoi chasser.

John : Nous avons vu qu’il y avait des sangliers. Des razorbacks pour être exact. Ceux qui sont venus hier soir n’étaient que des marcassins, d’environ quatre-vingts kilos chacun. Ce qui veut dire qu’il y a une mère dans les parages, qui doit en faire à peu de chose près cent cinquante, avec des défenses aussi acérées que des cimeterres et prête à éviscérer quiconque s’approchera de ses petits. Leur mode habituel d’attaque est de contourner et de charger par derrière. Il faudra donc qu’on soit au moins trois pour la distraire le temps que je prenne un de ses marcassins à revers et que je l’égorge.

Sawyer : (À Jack.) Et tu vas lui laisser son couteau après ça ?

Jack : (Il se tourne vers James.) Bah, à moins que t’aies une meilleure idée.

Sawyer : Meilleure que d’envoyer trois personnes au casse-pipe dans la forêt pour couper une tranche de jambon avec une espèce de canif ? (Sur un ton sarcastique.) Non, t’as raison, je m’incline, c’est l’idée du siècle.

John leur montre le contenu de la mallette métallique qui contient plusieurs couteaux en plus de celui qu’il tient dans la main.

Hurley : C’est qui ce gars ?

Un plan montre le visage d’Hugo.

 

FLASH-BACK

Mi-septembre 2004

INTÉRIEUR – Dans le bureau de JohnDans une entrepriseJournée

Le téléphone de John se met à sonner et il prend le combiné. C’est Warren qui est au bout du fil.

John : J’écoute.

Warren : Colonel Locke, est-ce que la ligne est sûre ?

John : (Regardant autour de lui.) La ligne est sûre, GL12, vous pouvez parler.

Warren : Reconnaissance de la cible effectuée. L’opération sera lancée à 13 heures. Je répète, à 13 heures.

John : Bien reçu GL12. Rendez-vous au point de rencontre habituel à 13 heures précises.

Randy : Locke. (Il arrive vers John alors que ce dernier prend peur.) Je vous ai dit que j’avais besoin du rapport sur les performances techniques pour midi. Pas pour midi trente, pas pour midi quinze, pour midi.

John : Oui, j’avais très bien compris.

Randy : Et pas de coup de téléphone perso pendant les heures de service, colonel. (Il le dit sur ton narquois. Il s’en va.)

John se remet au travail, à l’ordinateur et en tapant sur la calculatrice. Il y a un plan sur son visage.

 

Retour sur l’île.

26 septembre 2004

EXTÉRIEUR – Sur la plage - Journée

Kate a un couteau à la main et le met dans un étui qui se trouve à sa ceinture. Jack arrive vers elle.

Jack : Alors, tu t’essaies à la chasse au sanglier ?

Kate : Qui te dit que c’est ma première chasse au sanglier ?

Jack : (Il a un sac à dos à la main.) Je peux savoir pourquoi tu es volontaire chaque fois qu’il y a une expédition au cœur de l’enfer ? Tu sais ce qu’il y a là-dedans.

Kate : À vrai dire non. Et toi non plus.

Jack : Qu’est-ce que tu penses de notre nouvel ami ?

Kate : Il a l’air de savoir ce qu’il fait. (Elle regarde John qui est en train d’aiguiser un couteau et le met à la ceinture.)

Jack : Je suis peut-être parano mais moi un mec qui se promène avec une collection de couteaux…

Kate : Si je ne te connaissais pas mieux, je dirais que tu t’inquiètes pour moi.

Jack : Si je ne te connaissais pas mieux, je dirais que ça te pose un problème de rester trop longtemps au même endroit. Alors, franchement, pourquoi tu pars avec lui ? (Elle prend son sac et prend l’émetteur qu’elle montre à Jack.)

Kate : Sayid m’a donnée ça. Il veut trianguler l’appel de détresse qu’on a capté. Et trouver son origine.

Jack : Ouais, c’est pas pour le sanglier.

Kate : Je suis végétarienne. (Elle s’en va, le laissant seul.)

 

EXTÉRIEUR – Devant la plageJournée

Walt : (Tenant Vince à la laisse.) Pourquoi je ne peux pas aller avec vous ?

Michael : Parce que j’ai dit non. (Sun s’approche d’eux avec des plantes à la main. Il la voit et va vers elle.) Oh euh, excusez-moi, euh (tentant de se faire comprendre avec ses mains) moi je dois partir loin dans la forêt pour chasser. Je voulais savoir euh, si vous, vous pourriez garder un œil sur mon fils. (Il met la main sur la tête de son fils.) Lui, Walt. Moi, je suis Michael, bon alors. Vous pouvez le surveiller pour moi ? Jusqu’à ce que moi je revienne.

Sun : Ah. (Elle parle en coréen, pas de sous-titres.)

Michael : Désolé, je n’ai rien compris. (Il fait un rond avec ses doigts.) Vous êtes OK, c’est ça ? (Elle en fait de même et parle toujours en coréen.)

Walt : Je n’ai pas besoin de baby-sitter.

Michael : Allez soit gentil et veille sur Vince. Et, et, tu devrais être content, ça va me donner l’occasion de me rapprocher de ton nouvel ami. (Il s’en va et elle parle encore en coréen.)

Walt : Ouais, si vous le dites. (Il s’en va la laissant seule mais elle le rejoint.)

 

EXTÉRIEUR – Au milieu de la plageJournée

Jack transporte du bois pour le feu. Claire vient à ses côtés.

Claire : Excusez-moi, docteur.

Jack : Jack. Claire, c’est ça ?

Claire : Ouais.

Jack : Comment il va ?

Claire : Oh ça va, il se porte bien. J’ai pensé que vous devriez voir ça, tenez. (Elle lui donne un album photo.) Quelqu’un l’a trouvé dans l’avion. Ils sont en train de recueillir tous les effets personnels. C’est les préparatifs de mariage de Steve et Kristin. Ils étaient assis deux rangées derrière moi. Je me souviens d’eux parce qu’ils rayonnaient de bonheur.

Jack : Je ne vois pas trop ce que vous voulez que je fasse de ça.

Claire : Ah et bien en fait, plusieurs d’entre nous ont pensé qu’il serait bien de faire un petit service commémoratif en l’honneur des disparus. Que vous conduiriez.

Jack : Euh, euh, non, désolé, non.

Claire : Ah, juste quelques mots, c’est tout. Ou même ne citer que les noms des victimes. On a les passeports et les permis de conduire…

Jack : (La coupant.) C’est pas mon truc, non.

Claire : Oh, d’accord, je vois. Je vais peut-être le faire.

Jack : Y a aucun problème. Allez-y, tout le monde est libre de faire ce qu’il veut. (Il s’en va transportant des bouts de siège et elle s’en va à son tour. Boone empile du bois. Il aperçoit Rose, qui est assise au loin sur la plage à l’écart du groupe. Il va voir Shannon.

Boone : (À Shannon.) C’est femme n’a toujours pas bougé de là.

Shannon : (Qui ne lève pas ses yeux de son jeu.) Hmm hmmm.

Boone : Son mari était avec elle dans l’avion.

Shannon : Ça arrive.

Boone : T’écoutes quand je te parle ?

Shannon : En cinq lettres, commençant par « M ». « Qu’est-ce que j’en ai à faire ? »

Boone : Il faudrait que quelqu’un aille lui parler.

Shannon : C’est plus fort que toi. Il faut toujours que tu te sentes obligé de sauver le monde, Superman.

Boone : En tout cas, t’inquiètes pas pour la nourriture, je te trouverai ce qu’il faut.

Shannon : J’ai pas besoin que tu m’en trouves.

Boone : (Allant vers la mer.) Ah oui ? Et qu’est-ce que tu mangeras ?

Shannon : L’océan est plein de poissons.

Boone : (Il s’essuie le visage et revient vers Shannon.) Désolé de te faire de la peine, mais l’océan ne prendra pas ta carte de crédit.

Shannon : Très drôle. Parce que tu crois que j’arriverais pas à pêcher un poisson ?

 

EXTÉRIEUR – Dans la jungleJournée

John est en train d’examiner le sol avec un couteau. Michael et Kate sont à côté de lui.

Kate : Vous avez trouvé quelque chose ?

John : (Il se relève.) Le sol a été fouillé au pied de cet arbre. C’est de cette façon que les sangliers se procurent leur nourriture. Ensuite, ils se roulent généralement dans la terre puis viennent frotter leur groin sur le tronc qu’ils entaillent avec leurs défenses.

Michael : Ah ah, et en résumé ça veut dire quoi ?

John : Qu’ils sont tout proches. (Ils continuent leur chemin.)

 

EXTÉRIEUR – Dans la jungle près de la plageJournée

Charlie veut prendre de la drogue dans un sachet mais Shannon arrive au même moment et il range à la va-vite son sachet derrière la poche de son pantalon.

Shannon : Salut.

Charlie : Salut. (Il pointe son doigt vers elle.) Shannon, c’est bien ça ?

Shannon : Ouais, euh dis moi, tu es occupé là ?

Charlie : Non moi pas du tout, j’étais juste… (Il se relève.) Et toi, qu’est-ce que tu fais ?

Shannon : (En souriant.) Euh, moi je partais faire une petite promenade. On la fait ensemble ?

Charlie : Ouais, ouais. (Ils se mettent à marcher et il souffle de soulagement.)

Shannon : Je peux te poser une question ?

Charlie : Ah, je vois ce que tu vas me demander. Je m’y attendais un peu, j’avouerai. Oui, en effet, je suis le bassiste de Drive…

Shannon : Non, je voulais juste savoir si tu savais pêcher.

Charlie : Quoi, si je sais pêcher ? Ah mon grand-père m’emmenait souvent pêcher avec lui et il m’a appris presque tout ce qu’il sait enfin, tout ce qu’il savait, aujourd’hui, il n’est plus parmi nous. Alors oui bien sûr que je sais pêcher. Je suis même un fabuleux pêcheur, tu comprends l’Angleterre est une île, alors j’ai, j’ai juste à lancer et le poisson et euh. (Il se met à siffler.)

Shannon : Cool.

 

EXTÉRIEUR – Sur la plagePrès des débris de l’avionJournée

Un survivant se sert d’un fauteuil roulant pour amener les bouts de bois sur la plage, une femme l’aide. Boone va vers Jack qui a un masque sur le visage.

Boone : Hé docteur, vous avez une seconde ?

Jack : (Il enlève son masque.) Qu’est-ce qu’il se passe ?

Boone : Il y a une femme qui reste assise à l’écart comme prostrée. Elle a peut-être des difficultés à accepter la mort de son mari. Elle n’a rien bu ni mangé de la journée et je me suis dit que vous devriez peut-être aller lui parler. (Il met sa main devant son nez pour se protéger de la mauvaise odeur ambiante.)

Jack : Pourquoi moi ? Je ne suis pas, je ne suis pas psychanalyste, vous pouvez le faire aussi bien que moi.

Boone : Je pensais que vous voudriez vous en charger. C’est vous qui lui avez sauvé la vie. (Jack jette des bouts de bois dans la carlingue. Boone se met à partir alors que Jack regarde vers la femme. Cette dernière touche son alliance qui se trouve dans un collier autour de son cou. Elle semble réfléchir alors que Jack arrive vers elle avec une bouteille d’eau à la main.)

Jack : Bonjour. (Il met une couverture sur les épaules de la femme.) Rose. (Il s’assoit à côté d’elle.) Vous vous souvenez de moi ? Place 203A, (il remet une partie de la couverture sur son épaule alors qu’elle s’est envolée) celui, celui qui vous disait de ne pas vous inquiéter pour les turbulences. Tout le monde se fait du souci pour vous, Rose. Que vous vouliez rester seule, je peux le comprendre mais il ne faut pas vous laisser dépérir. (Tendant la bouteille.) Vous devriez boire. D’accord, on ne parle pas, on va rester assis là. (Il remet la bouteille sur le sol.) Un petit moment. (Ils regardent la mer sans rien dire.)

 

EXTÉRIEUR – Dans la jungleJournée

Michael, Kate et John continuent leur expédition dans la jungle.

Kate : (À Michael.) Ça va votre fils ? Il arrive à gérer tout ça ?

Michael : Oh oui, même beaucoup mieux que moi.

Kate : Vous devez être fier d’avoir un fils si courageux.

Michael : Oui. Je ne suis pas pour grand-chose. Je ne faisais pas partie de sa vie avant que sa mère décède il y a deux semaines.

Kate : Je suis désolée, j’ignorais.

Michael : Il n’y a pas de mal, il vivait à Sydney depuis deux ans. J’ai fait le voyage la semaine dernière pour venir le chercher. (John semble de plus en plus inquiet par les bruits qui se trouvent à côté de lui.) Et vous, qu’est-ce que vous faisiez en Australie ?

John : (Les interrompant.) Chut.

Il met sa main à côté d’eux. Un animal semble se trouver pas loin d’eux, John va voir vers un arbre les marques qui se trouvent sur son tronc. Il leur montre une direction et ils y vont. Ils avancent doucement et entendant de plus en plus de bruit, il indique une manière de faire alors que Michael met sa banane autour de sa taille et Kate prend un couteau. Il continue de donner des directions, ce qui met en colère Michael.

Michael : Pas besoin de nous dire qu’il faut regarder, on sait. (Un sanglier les attaque et John emmène Kate hors du chemin du sanglier qui s’en prend à Michael qui tombe au sol. Kate se relève alors que John se trouve également au sol, sur le dos. Michael semble souffrir. Kate regarde autour d’elle et se lève pour le rejoindre. John regarde ses chaussures pour s’assurer qu’il peut remarcher. Michael souffre toujours.) C’est comment ?

Kate : (Regardant sa blessure.) Pas très joli. (John semble sous le choc de la tournure des événements.)

 

FLASH-BACK

Mi septembre 2004

INTÉRIEUR – Dans une salle de pauseDans l’entreprise de John - Journée

Warren : Bouge, allez vas-y, bouge colonel. (Devant eux se trouvent un plateau de jeu avec des pions de soldats.) Tes troupes ont traversé les lignes ennemies.

John : La patience, c’est une qualité qui j’ai remarqué te fait défaut GL12. (Randy arrive derrière John.) C’est le label des leaders.

Randy : Le label. (Il se prend une barre au distributeur alors que Warren se met à manger. Randy s’assoit à leur table.) Allez-y, dites-moi ce que c’est que d’être un leader. Et pendant que vous y êtes, dites-moi aussi pourquoi vous vous faites appeler Colonel. (Il se met à manger la barre.) J’ai épluché votre dossier aux ressources humaines. Vous n’avez jamais servi dans aucun corps d’armée.

John : Je ne fais que jouer à un jeu, Randy. C’est ma pause-déjeuner, j’ai le droit de jouer. (Il boit.)

Randy : Mouais. Dites-moi c’est quoi au juste un « circuit-aventure ». (Il lit un extrait d’une brochure appartenant à John.) « Faites l’expérience de randonnées fabuleuses au cœur de l’Australie sauvage. »

John : (Prenant la brochure.) Vous n’avez pas à fouiller dans les tiroirs de mon bureau !

Randy : Donc, en gros, vous vous baladez au hasard et vous devez chasser pour pouvoir vous nourrir. À pied.

John : Je doute que vous compreniez mais un circuit-aventure, c’est un voyage qui vise un renouveau spirituel où chacun tire ses forces de la terre et devient complètement indissociable d’elle. J’ai quelques jours de vacances alors je vais en profiter. (Randy mange sa barre.) J’ai déjà fait ma réservation.

Warren : Non sans blague, tu vas vraiment partir là-bas ?

John : Oui.

Warren : Tu l’as dit à Hélène ?

Randy : Oh, Hélène. On en apprend tous les jours. Alors comme ça vous avez une femme dans votre vie ?

John : Ça ne vous regarde pas.

Randy : Qu’est-ce qui va pas chez vous ? Hmm. Pourquoi vous vous torturez ? (John met ses mains sur son front.) Vous vous imaginez partir à l’aventure, dormir à la belle étoile, chasser. Enfin, réveillez-vous, vous pouvez rien faire de tout ça dans votre état. (Il se lève et prend un gobelet pour mettre de l’eau.)

John : (À voix basse.) Norman Croucher.

Randy : Quoi ? Norman qui ?

John : Norman Croucher, Norman Croucher, double amputation, pas de jambes. Il a grimpé au sommet du mont Everest. Pourquoi ? Parce que c’était son destin.

Randy : (Le regardant.) Et c’est ce que vous croyez avoir grand-père ? Un destin ? (Il s’en va.)

John : Taisez-vous. Ne me dites pas que je ne peux pas faire quelque chose.

 

Retour sur l’île

26 septembre 2004

EXTÉRIEUR – Dans la jungleJournée

Kate : John, il est blessé. (John est toujours allongé, toujours en panique alors que Michael continue de souffrir.) John, vous m’entendez ? Locke, qu’est-ce qui vous arrive ? Dites quelque chose. (Il tente de se relever.) Locke.

John : Oh, c’est bon, c’est bon, je vais bien Hélène, j’ai été juste un peu sonné, c’est tout.

Kate : (Se tournant vers lui.) Hélène ? (Elle prend un bout de chemise de Michael pour mettre sur la jambe blessée.) Vous m’avez appelée Hélène.

John : Ah oui. Le sanglier est parti par où ?

Kate : Euh, Michael est blessé. Il faut le remener au camp. (Michael crie de douleur.)

John : Allez-y ramenez le, moi je me charge du sanglier.

Kate : (Le voyant se relever.) Vous êtes fou, pas tout seul.

John : (Regardant autour de lui.) Je vais bien, je peux y arriver.

Kate : (Insistante.) Non, vous ne pouvez pas, revenez. (Elle le voit partir.)

John : Ne me dites pas que je ne peux pas faire quelque chose. (Il les laisse tous seuls.)

 

EXTÉRIEUR – Sur la plageJournée

Hurley et Charlie sont en train de pêcher dans la mer. Il utilise un harpon.

Charlie : Tu l’as eu ?

Hurley : Oh, t’arrête de me demander ça. (Il n’arrive pas à pêcher.)

Charlie : Je suis désolé, tu disais que tu allais souvent à la pêche.

Hurley : Ouais, avec mon vieux au port de Santa Monica avec une canne à pêche et des appâts. La pêche au harpon je n’avais encore jamais essayé. (Charlie voit un poisson mais Hurley le manque.)

Charlie : En tout cas, c’est sympa de me filer un coup de main, merci. (Il lui tape sur l’épaule.)

Hurley : Je ferais n’importe quoi pour rester loin du fuselage et de cette enflure de Sawyer. (Il lui montre à nouveau un poisson mais Hurley le manque encore. Il tape son harpon sur l’eau de colère.) C’est pas vrai, bon sang y en a marre, marre, marre, marre, marre. (Charlie tente de se protéger des éclats d’eau.)

Charlie : Eh, tu veux que je prenne le relais ?

Hurley : Fais-toi plaisir. (Il lui donne le harpon.)

Charlie : (Alors qu’Hugo se met à côté de lui.) C’est parti.

Hurley : Regarde, il y en a un devant. Tu vas mettre tout ton poids, attends un peu, laisse venir, attends, maintenant ! (Charlie utilise le harpon sur le poisson mais il s’échappe à nouveau. Charlie met sa tête sous l’eau puis se relève. Hurley rigole.) Il ne faut pas lui sauter dessus, il faut le harponner.

Charlie : Je n’étais pas loin, j’ai failli l’avoir du premier coup, hein. (Hurley continue de rigoler.) Quand ce sera le bon, tu vas voir, je vais te montrer ce que c’est qu’un pêcheur.

Hurley : (Alors qu’ils rigolent de nouveau.) En tout cas, il ne faut pas être pressé de manger.

 

EXTÉRIEUR – Sur la plage principaleJournée

Sayid semble se servir de brindilles alors que Claire se trouve à côté de lui en train de faire le tri dans les objets trouvés. Elle a trouvé une enveloppe.

Claire : (À Sayid.) Monsieur, excusez-moi, (il se retourne) vous vous appelez bien Sayid ?

Sayid : Ouais.

Claire : Je viens de trouver ça, c’est à votre nom.

Sayid : (S’approchant d’elle, il prend l’enveloppe.) Je croyais l’avoir perdue. Merci.

Claire : De rien.

Sayid se remet à sa place et sort une photo où se trouve sa fiancée. Il la regarde avec nostalgie.

 

EXTÉRIEUR – Sur une autre partie de la plageJournée

Rose est toujours assise avec Jack à ses côtés. Ils regardent la mer alors qu’elle est pensive. Elle rompt le silence.

Rose : Il a toujours les doigts qui enflent.

Jack : Pardon ?

Rose : Bernard, mon époux, il a les doigts qui enflent chaque fois qu’il prend l’avion. (Elle touche l’alliance autour de son cou.)

Jack : C’est l’altitude.

Rose : Alors du coup, il a pris l’habitude de retirer son alliance avant le début de chaque vol et de me la confier. Je la porte toujours autour de mon cou pour être sûre de ne pas la perdre jusqu’à ce qu’on atterrisse. (Elle est sur le point de pleurer.) Vous savez docteur, vous n’êtes pas forcé de tenir votre promesse.

Jack : Ma promesse ?

Rose : Celle que vous m’avez faite dans l’avion. De me tenir compagnie jusqu’à ce que mon mari revienne des toilettes. Oubliez-la, je vous en libère.

Jack : (En rigolant.) Ah non, on se débarrasse pas de moi aussi facilement que ça. Rose, vous ne devriez pas rester seule. Vous souffrez d’un choc post-traumatique.

Rose : Comme nous tous.

Jack : (Rigolant à nouveau.) Ouais, sûrement.

Rose : (Prenant la bouteille d’eau.) Vous avez toutes les qualités d’un homme de cœur. Vous êtes généreux, patient, attentionné, je suppose que c’est pour ça que vous avez fait médecine.

Jack : C’est gentil à vous mais c’est avant tout pour perpétuer la tradition familiale.

 

EXTÉRIEUR – Dans la jungleJournée

John est toujours en train de marcher dans la jungle à la recherche du sanglier avec son couteau à la main.

 

Mi-septembre 2004

INTÉRIEUR – Dans l’appartement de JohnSoirée

Il est assis dans son lit et parle au téléphone avec Hélène.

John : (Au téléphone.) Je ne me suis jamais senti aussi vivant. Rien que d’avoir eu le courage de dire à Randy ses quatre vérités, ça m’a changé la vie. À présent, je suis libre, plus rien ne peut m’empêcher de faire toutes les choses que j’ai toujours voulu faire. Des choses que je sais être destiné à faire. D’ailleurs, je t’en ai souvent parlé.

Hélène : (Au téléphone.) C’est merveilleux, John. Je suis contente pour toi, vraiment.

John : Et je ne t’ai pas encore dit le meilleur. (Il arrête la radio.) Tu te souviens, euh, l’authentique séjour aborigène, le circuit-aventure ?

Hélène : Bien sûr, tu ne parles que de ça depuis des semaines.

John : Oui, eh bien, c’est décidé, je vais le faire. Je m’envolerai pour l’Australie à la fin de la semaine. J’ai… J’ai pris aussi un billet à ton nom Hélène. (N’entendant pas de réponse.) Hélène ?

Hélène : Nous en avons déjà discuté.

John : Oui, je sais.

Hélène : Je t’aime bien et ça m’a fait plaisir de parler avec toi…

John : Oui, moi aussi j’aime beaucoup… Ça fait huit mois…

Hélène : (En insistant.) Je ne suis pas autorisée à rencontrer mes clients.

John : « Clients » tu dis ? (Se touchant la tête.) Alors, c’est tout ce que je suis, un client comme les autres ?

Hélène : Écoute, tout ça n’est pas très normal, je suis pas payée pour ça d’habitude. Je ne sais pas, peut-être que tu devrais euh aller voir un psy.

John : Mais… Toi tu vaux tous les psys ?

Hélène : John.

John : Hélène, je croyais que tu comprenais, il n’y a que toi qui le puisse, tu me connais mieux que personne.

Hélène : Si on parle plus longtemps, je vais devoir te facturer une heure de plus, c’est-à-dire 90 dollars …

John : Fais-le, vas-y.

Hélène : … et c’est pas dans tes moyens…

John : Mais qu’est-ce que j’en ai à faire du prix ? Je veux juste…

Hélène : (Le coupant.) Je suis désolée, il faut que je te laisse.

John : Mais pourquoi est-ce que tu… (La communication est coupée.) Hélène, Hélène ! Hélène. (John raccroche le téléphone, énervé en le tapant deux fois dessus.)

 

Retour sur l’île

26 septembre 2004

EXTÉRIEUR – Dans la jungleJournée

Kate amène Michael blessé vers la plage.

Kate : Attendez une minute.

Michael : Qu’est-ce qu’il y a ?

Kate : On va se reposer un peu. (Elle pose son sac sur le sol.)

Michael : Dans les films, c’est plutôt l’éclopé qui sort cette réplique. (Elle enlève sa veste ainsi que sa ceinture de pantalon pour enlever le couteau et la remet.) Qu’est-ce que vous faites ?

Kate : Je vais essayer de booster le signal radio. Je vais grimper sur cet arbre pour y installer une antenne.

Michael : Vous allez monter là-haut ?

Kate : (Après avoir mis son sac sur son dos.) Ouais. (Il l’aide à monter sur l’arbre qu’elle escalade.) Ne vous inquiétez pas, j’ai escaladé pire que ça. (Michael s’assoit alors qu’elle continue de monter sur l’arbre.)

 

EXTÉRIEUR – Dans une autre partie de la jungleJournée

John est toujours à la recherche du sanglier et parcourt les hautes herbes.

 

EXTÉRIEUR – Dans la jungleJournée

Michael regarde l’état de sa blessure tandis que Kate sort l’antenne-émetteur. Ils entendent un bruit sourd alors que l’émetteur tombe au sol sous les yeux effrayés de Michael.

Michael : Euh, ça va ?

Elle regarde en contrebas et voit quelque chose bouger à travers les hautes herbes.

Kate : Locke.

 

EXTÉRIEUR – Dans une autre partie de la jungleJournée

John continue sa chasse mais il s’arrête en entendant un bruit sourd. Il prend peur lorsqu’il voit le monstre au-dessus de lui et reste debout, stoïque.

 

EXTÉRIEUR – Sur la plageJournée

Claire continue de faire le tri dans les objets trouvés lorsque Sawyer arrive à côté d’elle avec des portefeuilles à la main.

Sawyer : Salut, euh…

Claire : Salut.

Sawyer : (Montrant les portefeuilles.) Tenez, ils étaient, je les ai trouvés l’autre jour quand je… bon allez tenez. (Il les lui donne.)

Claire : Merci. (Il continue son chemin tandis qu’il passe derrière Walt et Sun qui s’occupe de la plante. Il s’amuse avec sa balle.)

Walt : Qu’est-ce que vous allez faire avec ça ? (Elle lui montre un bout de plante qu’elle met sur ses dents.) Oh, je vois, ça sert de dentifrice.

Sun : (En coréen.) Tshia.

Walt : (Répétant.) Thia. (Michael et Kate reviennent sur la plage alors qu’il est toujours blessé. Les survivants les voient arriver alors qu’Hurley s’approche d’eux.) Papa !

Hurley : (Walt s’approche d’eux. Hugo aide Michael à marcher en le soutenant sur son épaule.) Et bien dites-moi, qu’est-ce qui s’est passé ?

Walt : Papa.

Michael : Hey !

Walt : Tu as un trou dans la jambe, ça doit faire mal.

Michael : Non t’inquiète pas, c’est moins grave que ça en a l’air.

Sawyer : (Arrivant près de Kate qui rejoint les débris de l’avion.) La chasseresse est de retour. Qu’est-ce qu’on mange, chérie ?

Kate : Pas maintenant. (Elle s’en va, laissant Sawyer à côté.)

Walt : Raconte-moi ton combat avec le sanglier.

Michael : Oh, il n’y pas vraiment eu de combat, tu sais. Je me suis juste fait encorner.

Walt : Hmm. Et où est monsieur Locke ? (Michael ne sait pas quoi dire. Boone rejoint Shannon sur la plage alors qu’elle s’occupe de ses affaires.)

Boone : J’ai l’impression que la battue a mal tourné, le chauve est pas revenu.

Shannon : (Regardant derrière elle.) Alors, ils nous ont rien ramenés à manger ?

Boone : Tu n’as pas entendu ce que j’ai dit ? Il y a peut-être un mec qui y est resté.

Shannon : Et alors, de toute façon, on crèvera tous si personne ne fait rien.

Charlie : (Arrivant près d’eux.) Et voilà. (Il ramène un poisson.) Comme promis. (Il met le harpon dans le sable.) On va manger le poisson du jour ce soir.

Shannon : Ah, fais voir. (Elle prend le poisson.)

Charlie : Il suffisait de demander, ce n’était pas un problème (Shannon donne le poisson à Boone) quoique celui-là était assez coriace, je le reconnais. Mais il suffit de savoir se mettre dans la tête du poisson alors je l’ai attiré…

Boone : (À Shannon.) Tu n’as vraiment aucun scrupule.

Charlie :…où je l’ai harponné.

Shannon : (À Boone.) Ben quoi, qu’est ce qui se passe ? Ça te gêne que je puisse m’assumer toute seule ?

Boone : (À Charlie, il met sa main sur son épaule.) Toutes mes excuses mon vieux, je suis vraiment désolé.

Charlie : Pourquoi, non tout va bien.

Boone : Je ne sais pas quoi dire.

Shannon : (À Boone.) Pourquoi tu t’excuses ?

Boone : Pour ton comportement, pour t’être servi comme de tout le monde.

Shannon : Mais qu’est-ce que tu vas chercher ?

Boone : (Donnant le poisson à Shannon.) Avec ta petite cervelle tordue, t’as peut-être pensé que ça prouverait que t’es capable de t’assumer, mais t’es la seule. (Boone s’en va alors que Shannon se retourne et s’en va à son tour en laissant Charlie sur place.)

Shannon : (Hors cadre.) Je t’avais dit que j’attraperais un poisson, non ?

Boone : (Hors cadre.) C’est nul, Shannon, même venant de toi.

Shannon : (Hors cadre.) Oh, c’est ça, allez va sauver un pauvre petit oiseau à défendre.

 

EXTÉRIEUR – Sur une autre partie de la plageJournée

Jack et Rose sont toujours assis au même endroit, regardant la mer.

Jack : Rose, une fois que le soleil sera couché, on mettra le feu à ce qu’il reste de l’avion. On est obligé de le faire, on n’a pas le choix. Il va y avoir une cérémonie commémorative avant en l’honneur de… de tous les disparus, pour leur dire au revoir.

Rose : Oui, c’est très bien, je vais y assister.

Jack : Alors, on y va. (Il se lève et aide Rose à se lever.) Il y a peut-être quelque chose que vous auriez envie de dire, en mémoire de votre mari.

Rose : Pardon ?

Jack : Si vous voulez dire un dernier au revoir à Bernard.

Rose : Docteur, Bernard n’est pas mort.

Jack : Rose, lorsque tout a commencé, il se trouvait dans la queue de l’appareil et elle s’est brisée en plein vol, je suis désolé mais tout ceux qui étaient à l’arrière de l’appareil sont morts.

Rose : (S’arrêtant de marcher.) Ils doivent probablement se dire la même chose pour nous. (Elle continue de marcher alors que Jack est toujours sur place lorsqu’il voit au loin un homme avec un costume qu’il semble reconnaître. Elle reparle mais hors cadre.) Docteur ? Vous venez ? (Il regarde vers elle puis vers l’arbre mais il ne le voit plus.)

 

EXTÉRIEUR – Sur la plageJournée

Sayid essaye de faire fonctionner un émetteur alors que Kate lui redonne l’antenne cassée.

Kate : Je suis désolée. J’aurais dû garder le bon de garantie.

Sayid : J’ai plus qu’à tout recommencer. Bien sûr, j’ai pas de fer à souder, pas de rivet ni de fils de cuivre. Et je vais devoir continuer à raconter des bobards à tous ceux qui viendront me demander ce que je fais. (Il jette l’antenne sur le sol, en colère.)

Kate : Sayid. (Elle s’approche de lui.) On va réessayer.

Sayid : On va réessayer, ouais.

Jack : (S’approchant de Sayid et Kate.) Kate.

Sayid : Je vous prie de m’excuser. (Il préfère s’en aller.)

Kate : (À Jack.) Salut.

Jack : (Touchant le visage de Kate.) Ça va ?

Kate : C’est là que tu dois dire : « je t’avais prévenue. »

Jack : Non, je ne suis pas un donneur de leçons, non.

Kate : (Touchant le bras de Jack.) Locke a été tué par cette chose. Je l’ai vu qui fonçait droit sur lui. (Jack est atterré d’entendre la nouvelle.) Je n’ai rien pu faire. (Voyant les survivants autour des débris de l’avion.) Qu’est-ce qu’il se passe ?

Jack : L’avion est prêt à flamber, certains rescapés ont souhaité dire quelques mots pour accompagner les morts. (Kate acquiesce.)

Kate : C’est bien.

Jack : Au moins citer les noms. (Il regarde à nouveau vers la jungle où se trouve encore l’homme en costume qui se met à bouger.)

Kate : Je crois qu’il faut attendre encore un peu avant de leur parler de ce que nous avons. (Jack se met à courir en direction de l’homme qui est désormais parti.) Jack. (Ils entrent dans la jungle.) Jack. (Ce dernier regarde autour de lui et voit John qui sort avec un sanglier mort. Il a du sang sur son T-Shirt.)

Jack : Locke ? (Tout le monde est soulagé d’avoir désormais à manger.)

 

26-27 septembre 2004

EXTÉRIEUR – Sur la plageNuit

Claire : (Lisant les papiers restant des personnes décédées alors que Boone tient une torche et que Hugo l’aide avec les papiers qu’il a en main.) Judith Martha Wexter, de Denton au Texas. Euh, elle, elle devait prendre une correspondance pour le Connecticut. Euh, elle portait des verres de contact. (Tous les survivants écoutent la cérémonie même Rose.) Et elle était donneur d’organes. Du moins elle aurait voulu l’être. (Prenant des papiers des mains d’Hurley.) Steven et Kristen, je n’ai pas les noms de famille de ces deux-là mais je peux vous dire qu’ils s’aimaient et qu’ils allaient se marier. Où qu’ils soient maintenant, au moins, ils sont ensemble. (Charlie est dans une autre partie de la plage, loin de la cérémonie en train de chercher sa drogue. Elle continue de donner les noms des disparus.) Wilma Davenport, elle a eu seize ans la veille du décollage. Elle aurait dû avoir toute la vie devant elle. (Toujours à l’écart, il met la drogue dans sa main.) John Tening. Lui devait certainement avoir de jeunes enfants. (De retour sur les survivants.) Un reçu d’un magasin de location de vidéo indique qu’il avait loué Bernard et Bianca et Blanche-Neige et les sept nains. (Charlie revient dans le groupe.) C’était un homme qui ne voyageait pas très souvent, enfin si j’en crois le peu de visas tamponnés sur son passeport.

Kate : (À voix basse, vers Charlie.) T’as pas vu Jack ? (Il fait signe que non.)

Claire : Frank Harton, je sais seulement qu’il était assis à la place 23C. J’ai rien pu trouver d’autre à son sujet. (Sur la plage, à l’écart, Jack est assis, pensif.) Janet et Vincent MacKay, Australiens, ils avaient prévu de passer quinze jours aux États-Unis, ils avaient des billets de retour. (Michael et John sont dans le groupe, le premier engageant la conversation.) Peut-être pour des vacances.

Michael : Chapeau !

John : Quoi ?

Claire : (Continuant d’égrener les noms des victimes.)…Australienne. Et d’après ce que j’ai pu…

Michael : Chapeau pour avoir tué le sanglier. Je vous félicite, c’est normal. Alors, le… le monstre ou je sais pas ce que c’est, Kate a dit qu’il se dirigeait vers vous. Vous l’avez vu ? Vous savez à quoi il ressemble ?

John : Non. (Plan sur John alors qu’en bruit de fond se trouve des klaxons de voiture dans une rue.)

 

FLASH-BACK

Fin septembre 2004

INTÉRIEUR – Dans une agence de voyageAustralieJournée

Agent : Le circuit-aventure que nous organisons n’a rien d’une ballade dans un parc. C’est des jours de marche à travers le désert, des descentes en rafting à bord de radeaux de fortune.

John : Ah ça suffit. Vous n’avez aucune idée de qui vous avez en face de vous. Je sais parfaitement à quoi m’attendre, vous pouvez me croire. Je vous parie que j’en sais même plus que vous sur le sujet.

Agent : Toujours est-il qu’il faut une condition physique irréprochable pour faire ce genre de circuit.

John : Écoutez, j’ai fait ma réservation il y a un mois et vous avez encaissé mon chèque. Alors maintenant, je veux une place dans ce bus. (Il le montre avec son bras vers l’extérieur.)

Agent : Vous ne nous avez pas dit la vérité.

John : J’ai jamais menti.

Agent : Si, par omission, monsieur Locke. Vous avez négligé de nous parler de votre handicap.

John : Mon handicap n’est pas du tout un souci. Je vis avec depuis quatre ans et ça ne m’a jamais empêché de faire quoi que ce soit.

Agent : C’est peut-être pas un souci pour vous mais c’en est un pour notre compagnie d’assurances. (Le chauffeur du bus se met à klaxonner.) Bon, écoutez, je ne peux pas retenir le car plus longtemps. Ce ne serait pas juste pour les autres.

John : (Frappant sur la table.) Comment osez-vous me parler de justice ?

Agent : (Se levant.) On prendra en charge votre retour par avion jusqu’à Sydney. C’est le mieux qu’on puisse faire.

John : Non, je ne veux pas retourner à Sydney, écoutez, je me suis préparé pour ça pendant des années. Alors laissez-moi monter dans ce bus, je vous dis que je peux le faire.

Agent : Moi, je dis que non. (L’homme sort du bureau.)

John : Hé ! Hé là, revenez ! (Il bouge son fauteuil et il s’avance.) Ne partez pas comme ça ! Vous ignorez à qui vous avez à faire. Et ne me dites jamais que je ne peux pas faire quelque chose. Non jamais. (Il se retourne et regarde vers le bus où l’agent va prévenir le chauffeur de partir.) C’est la destinée. C’est ma destinée. Oui, je dois le faire, nom de Dieu ! Ne me dites pas que je peux faire quelque chose. Vous entendez, ne me dites pas que je peux…

Le bus s’en va alors qu’il y a un plan sur le visage de John.

 

FLASH-BACK

Retour sur l’île

22 septembre 2004

John se rend compte qu’il peut désormais marcher. Il s’assoit, met ses souliers et se lève difficilement. Il touche ses jambes.

Survivant : Je suis là, hey, je suis là. (John s’est mit debout, voyant qu’il n’a plus son handicap.)

Jack l’appelle pour lui demander de l’aide.

Jack : (À John.) Eh, vous là ! Venez ! Venez par ici. J’ai besoin d’aide. (À une autre personne.) Attention !

John court pour aller l’aider.

 

Retour sur l’île

26-27 septembre 2004

EXTÉRIEUR – Sur la plageNuit

Claire continue de donner les informations sur les personnes disparues. Il y a un autre plan sur le visage de John ainsi que sur les restes de l’avion qui brûlent.

Claire : Qu’elle repose en paix. Juliette Kelroy, de New York. Elle avait vingt-six ans. Frank et Sarah Rosentag. Mariés depuis trente ans selon leur livret de famille. (John regarde vers son fauteuil roulant.) Ils vivaient également à New York. Carl et sa maman Elizabeth. Carl avait à peine cinq ans… (John se met à sourire.)

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